Cancer de la prostate : l’intérêt d’un dépistage organisé

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Les premiers résultats de l'étude européenne sur le dépistage du cancer de la prostate ERSPC (European Randomized study of Screening for Prostate Cancer) montrent qu'il est possible de diminuer de 20% le risque de décéder d'un cancer de la prostate en effectuant un dépistage régulier. L'étude a été menée sur une population de plus de 160 000 hommes de 55 à 69 ans. Cette étude européenne est la plus importante étude randomisée sur le dépistage du cancer de la prostate.

Les premiers résultats de l’étude européenne sur le dépistage du cancer de la prostate ERSPC (European Randomized study of Screening for Prostate Cancer) montrent qu’il est possible de diminuer de 20% le risque de décéder d’un cancer de la prostate en effectuant un dépistage régulier. L’étude a été menée sur une population de plus de 160 000 hommes de 55 à 69 ans. Cette étude européenne est la plus importante étude randomisée sur le dépistage du cancer de la prostate.

L’Institut National du Cancer (INCa), La Haute Autorité de Santé (HAS),) et l’Association Française d’Urologie (AFU) enregistrent avec satisfaction la publicatio, dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine, de l’étude ERSPC (European Randomized study of Screening for Prostate Cancer) sur le dépistage du cancer de la prostate. Des équipes françaises, à l’initiative de l’Association Française d’Urologie, et soutenues notamment par l’INCa à hauteur de 400 000 € ont participé à cette étude ainsi que des équipes de 7 autres pays européens.

La politique publique en termes de dépistage devra s’appuyer sur l’ensemble des contributions présentes et à venir
De nombreuses questions autour du dépistage de ce cancer restent en suspens, en particulier l’impact du dépistage en termes d’amélioration de la survie pour l’ensemble des populations concernées, mais aussi les risques du surdiagnostic (diagnostic d’un cancer qui ne se serait jamais révélé du vivant de la personne) et surtout de surtraitement (traitement d’un cancer sans impact sur le pronostic de la maladie) principalement en cas de cancer diagnostiqué à un stade très précoce et peu agressif chez un sujet âgé. A noter qu’aujourd’hui il n’existe pas de programme de dépistage organisé pour ce cancer. L’Association Française d’Urologie, pour sa part, recommande depuis 2003 l’information des hommes sur les bénéfices et incertitudes du dépistage du cancer de la prostate et les conséquences potentielles des traitements et préconise un dépistage individuel pour les hommes de 50 à 75 ans par dosage du PSA total et toucher rectal annuel.

Plusieurs étapes sont dès à présent programmées pour déterminer ce que devra être la politique d’action dans le domaine du dépistage et de la prise en charge du cancer de la prostate.

La première sera la publication prochaine du rapport de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Politiques de Santé (OPEPS) produit sur le dépistage individuel et le traitement précoce du cancer de la prostate.
Ce rapport va permettre de mieux connaître les pratiques de dépistage individuel et d’en appréhender les implications pour les patients et la collectivité. Il apportera des éléments d’analyse concernant l’état des lieux des pratiques en vigueur en matière de dépistage individuel (recours aux tests de dépistage, place des médecins généralistes et spécialistes face à un dépistage positif, performance des tests, intérêt d’un dépistage précoce).

Une autre étape majeure sera la mobilisation, au travers du prochain programme d’action intégrée de recherche (PAIR) de l’INCa, de l’ensemble de la communauté médicale, scientifique et de santé publique autour du cancer de la prostate. Depuis décembre 2008, un groupe de travail prépare un rapport sur les enjeux majeurs de la prise en charge de ce cancer afin de tracer les forces de proposition pour y répondre. Il s’agit en particulier de faire évoluer : – les techniques et stratégies de diagnostic précoce (nouveaux marqueurs, nouvelles techniques d’échographie ou de biopsie, développement de modèles prédictifs…),

Avec 62 245 nouveaux cas estimés en 2005, le cancer de la prostate se situe en France au premier rang des cancers. Son incidence est en forte augmentation (+ 8,5 % par an entre 2000 et 2006) en raison de l’effet combiné du vieillissement de la population, de l’amélioration des moyens diagnostiques et de la diffusion du dépistage individuel par dosage du PSA. Sa mortalité qui a concerné 9 202 hommes en 2005 est en diminution constante grâce à l’amélioration de l’efficacité des traitements et à un diagnostic à un stade plus précoce.

Contacts
Institut National du Cancer
Vanessa Ralli
Tél : 01 41101444
Email : vralli@institutcancer.fr

Haute Autorité de Santé
Virginie Lanlo : 01 55 93 73 18
Gilles Djeyaramane : 01 55 93 73 17
contact.presse@has-sante.fr

AFU
Professeur Pascal Rischmann
Président
Tél : 06 08 53 80 88
Email : rischmann.p@chu-toulouse.fr

ERSPC
Professeur Arnaud Villers
Coordonnateur du Bras français de l’étude
Tél : 06 07 67 37 83
Email : arnauld.villers@wanadoo.fr

Docteur Xavier Rebillard
Coordonnateur du bras français de l’étude
Tél : 06 09 07 93 34
Email : xavier.rebillard@wanadoo.fr

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