Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Ceux dont on ne parle jamais

L'éducation des patients diabétiques : c'est aussi l'affaire des aides-soignants

L’éducation des patients diabétiques : c’est aussi l’affaire des aides-soignants…
L’éducation proposée aux patients diabétiques et à leurs familles est un élément essentiel de prévention. Un patient éduqué est un patient autonome et rassuré qui a obtenu le « permis de conduire son traitement ». Les aides-soignants qui occupent une place privilégiée auprès du patient jouent un rôle essentiel dans son apprentissage de l’équilibre alimentaire et de la bonne nutrition.

Joindre l’utile à l’agréable
La prise du repas participe au traitement et donc au recouvrement de la santé. Afin d’optimiser l’alimentation du patient, l’aide-soignant doit respecter des procédures d’installation, de distribution, d’aide et de surveillance. Il ou elle participe aux repas des malades mais doit également éduquer les personnes de leur entourage à une bonne nutrition et conseille le patient sur le choix du menu en tenant compte de son régime.

Installation du patient
L’installation du patient pour le repas doit privilégier le confort afin que le malade puisse apprécier le repas.
L’aide-soignant ne doit pas oublier que le malade est  » à jeun « 
Il vérifie que le plateau corresponde bien au malade : étiquette, carte, régime prescrit et nombre de glucides. L’aide-soignant veille à ce que la présentation du repas soit agréable et aide le malade à manger et à boire en respectant son rythme, c’est-à-dire lentement. Il écoute ses commentaires, observe ses réactions : dégoût, problèmes de digestion, questions sur la sélection des plats afin de les signaler à l’infirmière.

Surveillance de l’équilibre alimentaire
L’aide-soignant doit veiller à ce que le patient diabétique prenne chaque jour un repas équilibré comprenant des aliments de chaque catégorie (glucides, lipides, protides). Le petit-déjeuner qui fait suite au jeûne prolongé de la nuit, constitue un repas qu’il ne faut pas négliger. Enfin, l’aide-soignant vérifie qu’il n’y ait aucune entorse à l’hygiène alimentaire ce qui pourrait entraîner une intoxication.

Faire boire le malade
Il faut veiller à ne pas oublier de faire boire le malade. L’eau est indispensable à l’organisme et représente environ le tiers du poids du corps ; il faut 2,5 à 3 litres d’eau par jour pour compenser les pertes normales (urines, sueur, transpiration). L’aide-soignant proposera systématiquement à boire lorsqu’il pénètrera dans la chambre d’un patient non autonome ou d’une personne âgée.

Dans le service de diabétologie chacun doit être à l’écoute des patients et participer à leur éducation sanitaire. Les aides-soignants, collaborateurs des infirmiers, jouent un rôle pivot dans cette démarche. Ils observent le langage du corps du patient et écoutent les propos de la famille : habitudes et plaisirs alimentaires, préférences, respect des croyances religieuses, choix… La prise de nourriture peut être un enjeu affectif entre le patient et les soignants, le patient et son entourage et entre le patient et lui-même.

D’après un article rédigé par Mesdames B. William et F. Alvin -médecine C.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.