Entre patients et soignants le courant passe bien mais attention aux résistances

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Ecoute, dialogue, respect, confiance. Ces quatre valeurs résument la singularité de la relation patient-soignant, une relation privilégiée et de qualité au dire des deux parties. Telle est la démonstration que vient d'établir la Fondation Macsf au travers d'une étude miroir menée auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 personnes de la population française de plus de 18 ans et de 500 professionnels de santé. Mais, au-delà des résultats de première ligne très positifs, certains items révèlent des attentes non satisfaites...

Ecoute, dialogue, respect, confiance. Ces quatre valeurs résument la singularité de la relation patient-soignant, une relation privilégiée et de qualité au dire des deux parties. Telle est la démonstration que vient d’établir la Fondation Macsf au travers d’une étude miroir menée auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes de la population française de plus de 18 ans et de 500 professionnels de santé. Mais, au-delà des résultats de première ligne très positifs, certains items révèlent des attentes non satisfaites et modèrent ce qui pourrait passer pour une relation idyllique. Ainsi, les consultants attendent encore plus en matière d’explication, d’empathie dans l’accompagnement et patients et soignants revendiquent tous deux une considération mutuelle. Explications…
 
Une relation de communication qui fait la quasi unanimité. 99% des soignants et 94% des patients s’accordent pour reconnaître la bonne qualité de leurs relations. Des scores qui viennent contredire les cassandres annonciateurs d’une perte de confiance. Pour les patients, la communication est un critère déterminant dans le choix du spécialiste qui arrive en 3ème position, après les connaissances médicales et le professionnalisme. Quant aux professionnels, ils estiment que la communication est la dimension la plus importante dans l’exercice de leur métier.
 
Ces échanges de qualité facilitent l’intégration du patient dans le parcours de soins. 77 % des Français se sentent actifs durant la consultation avec une plus grande participation semble-t-il chez les 65 ans et plus (83 %) que chez les 18 – 24 ans (64 %). Pour autant les professionnels de santé sont-ils de bons pédagogues ? Sur ce point, les situations s’avèrent perfectibles : 61 % des patients souhaiteraient avoir davantage d’explications sur les pathologies et les traitements. Une demande qui trouve un écho plus modéré auprès des praticiens, 43 % sont prêts à délivrer plus de précision. Dans la même veine, patients comme soignants ont des attentes identiques pour l’utilisation d’un langage plus simple et plus accessible, attendu par 33 % des Français et évoqué par 34 % des professionnels de santé.
 
Des tendances à l’ouverture sur les proches
Selon les deux parties, le colloque singulier doit évoluer vers une rencontre élargie aux proches voire même aux communautés de patients souffrant de la même pathologie : 85 % des patients et 84 % des soignants souhaitent donner plus de place à la famille et aux proches. Et 56 % des patients et 59 % des professionnels de santé soulignent l’intérêt d’organiser davantage de tables rondes entre eux, favorisant l’échange de manière concrète.
 
Le phénomène internet
Interrogés sur l’impact de la toile sur leurs échanges avec les professionnels de santé, 75 % des patients déclarent déclarent avoir le « réflexe web » avant une consultation, notamment les 25-34 ans (82 %), les Franciliens (80 %) et les parents de jeunes enfants (84 %). Mais seuls 54% des internautes l’évoquent lors de la consultation. Reste à analyser et comprendre les causes de cette réserve qui renvoie aux questionnements actuels sur l’internet santé et sur un état de méfiance encore important des soignants vis-à-vis de l’information médicale qui circule sur le web.
 
La judiciarisation, une menace pour la qualité des relations
En développement plus ou moins fort depuis la fin des années 90, la dimension judiciaire contribuerait à la détérioration de la relation pour 74 % des professionnels de santé interrogés (80 % chez les libéraux). Une position que ne partagent que 37 % des patients.
 
In fine, une bonne relation perfectible. Pour preuve, parmi les pistes d’amélioration que les deux parties appellent de leurs vœux : la formation des soignants aux pratiques de communication -qu’elle soit comprise dans le cursus initial ou proposée en formation continue- fait l’unanimité (92 % pour l’ensemble) et des actions d’évaluation visant à encourager l’amélioration des pratiques de communication des professionnels de santé, à hauteur de 68 % côté patients et 67 % côté soignants. Un taux qui montre la prise de conscience d’une profession qui reconnait de facto la nécessité de parfaire ses compétences en communication.
 
Et Yves Cottret, Délégué Général de la Fondation MACSF de conclure : « Si cette étude fait ressortir une convergence générale entre le ressenti et les attentes des patients et des professionnels de santé – elle pointe aussi de réelles pistes de progression indispensables : fixer les modalités de partage des informations diffusées sur le web, reconnaitre l’association des proches, apprendre et évaluer les pratiques de communication, dans le souci du respect du secret professionnel et du juste appel au recours en responsabilité »
 Marie-Georges Fayn
  
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Bon à savoir

En cette rentrée 2014, la Fondation MACSF lance un nouvel appel à projets « Agir face aux violences à l’encontre des professionnels de santé » et invite les professionnels de santé, les établissements, les associations de patients ou d’utilité publique, les universités et instituts de formation en santé… à présenter les mesures déployées pour lutter contre ce phénomène : campagnes de prévention, préconisations, bonnes pratiques…
Les candidats ont jusqu’au 30 octobre 2014 pour télécharger le dossier de candidature, sur le site MACSF. Leur dossier devra comporter des éléments de concrétisation  : publications, supports de communication, reportages photos, maquettes…
https://www.macsf.fr/nous-connaitre/partenaire-professionnels-sante/fondation-entreprise-macsf.html

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