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Greffes : 19 établissements de Picardie relèvent le défi

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Pour accroître les prélèvements d'organes, le CHU d'Amiens Picardie et 11 établissements* publics et privés de Picardie ont signé une convention de coopération, le 10 février 2009. L'accord prévoit un recensement plus exhaustif des donneurs potentiels et une parfaite coordination entre équipes. Objectifs : augmenter le nombre de greffes et optimiser les interventions.

Pour accroître les prélèvements d’organes, le CHU d’Amiens Picardie et 11 établissements* publics et privés de Picardie ont signé une convention de coopération, le 10 février 2009. L’accord prévoit un recensement plus exhaustif des donneurs potentiels et une parfaite coordination entre équipes. Objectifs : augmenter le nombre de greffes et optimiser les interventions.

Le manque de donneurs : principal obstacle à la greffe
Cette technique médicale de mieux en mieux maîtrisée entraîne naturellement une augmentation des besoins. Aujourd’hui, on greffe avec succès six organes différents : le rein, le foie, le coeur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin. En 2007, 4 666 organes ont été greffés. Mais malgré la hausse régulière des prélèvements (+54% depuis 2000), les besoins sont loin d’être couverts.
Du nouveau-né à la personne âgée, toutes les tranches d’âge peuvent être concernées. La décision de greffer est prise au cas par cas par le médecin en fonction de l’évolution de la maladie, de l’efficacité des traitements et l’état de santé général du malade. A chaque fois qu’un greffon est disponible, il est attribué en priorité aux malades répondant à des critères d’urgence. Actuellement, les 13 000 patients inscrits sur liste d’attente attendent plusieurs mois, voire des années. Même si la chaîne de prélèvements et de greffe se perfectionne, 227 patients sont décédés en 2007 faute d’avoir reçu un greffon à temps.

Aujourd’hui, près d’un prélèvement possible sur trois est refusé, le plus souvent par les familles qui ne connaissent pas la volonté du défunt. Face à ce constat, la coopération inter-établissements a pour but de favoriser le prélèvement à l’échelle régionale. Le prélèvement de nouveaux profils de donneurs (donneurs vivants, donneurs décédés après arrêt cardiaque) et la lutte contre les refus «par précaution» étant les deux principaux leviers pour combler le déficit d’organes.

* Les 12 établissements signataires au 10 février 2009 : le CHU d’Amiens, les CH d’Abbeville, de Beauvais, Chauny, Clermont, Compiègne, Creil, Doullens, Hirson, Laon, Senlis et Saint-Quentin.
7 établissements devraient les rejoindre prochainement : Château-Thierry, Montdidier, Noyon, Péronne, Soissons, Clinique Pauchet et Polyclinique de Picardie.

Les principales étapes du prélèvement à la greffe : une course contre la montre*
Un donneur potentiel décède → les organes sont maintenus artificiellement en état de fonctionnement → la famille témoigne que le défunt n’était pas opposé au don de ses organes → le sang et les organes du donneur sont analysés pour définir la compatibilité avec un receveur → dès que les organes sont attribués, l’équipe de coordination du prélèvement orchestre le transport des greffons et l’opération chirurgicale → les organes du donneur sont prélevés. Aucune trace de l’opération n’est apparente. En moyenne, entre le prélèvement et la greffe, il ne faut pas dépasser : 3/4 heures pour un coeur, 12 à 18 heures pour un foie, 6 à 8 heures pour un poumon et 24 à 36 heures pour un rein → les organes, placés dans des glacières à 4°C sont transférés par le moyen de transport le plus rapide → les chirurgiens procèdent à la greffe.

*Source : agence de biomédecine

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