Une étude clinique menée dans 24 pays à travers le monde a montré l’efficacité du Teclistamab (Johnson & Johnson) dans le traitement des patients dès la première récidive. 593 patients atteints de myélome multiple et en situation de rechute de la maladie4, ont été inclus dans cette étude clinique de phase 35, rapportée fin mai par le Pr Touzeau dans la revue NEJM. Parmi eux, 296 patients ont reçu un traitement par Teclistamab et 297 ont reçu les trai- tements administrés habituellement pour ces patients en rechute (Pomalidomide, Bortezomib, et Dexamethasone).
Après 18 mois de suivi, 70% des patients ayant reçu le Teclistamab n’ont pas rechuté contre 27% dans le groupe ayant reçu les traitements standards. L’espérance de vie est également améliorée avec un taux de survie de 80% pour le groupe traité par Teclistamab contre 70% dans l’autre groupe. Actuellement administré chez des patients en phase plus avancée de la maladie(après au moins 3 lignes de traitement), ces résultats sont essentiels pour permettre la prescription de ce médicament (autorisation de mise sur le marché) dès la première rechute de la maladie.
« Ces traitements par anticorps bispécifiques sont encore plus efficaces quand ils sont utilisés à des stades précoces de la maladie. Nous évaluons actuellement ces médicaments dès la première ligne, avec pour intention de remplacer la chimio- thérapie intensive avec autogreffe toujours considérée comme traitement standard chez le spatients jusqu’à l’age de 70 ans. », explique le Pr Cyrille Touzeau, hématologue et responsable du centre d’investigation clinique d’hémato-cancérologie du CHU de Nantes
Myélome indolent, une réponse positive des patients traités par Elrana- tamab
Présentés par le Pr Cyrille Touzeau au cours du congrès de l’ASCO, les résultats d’une étude clinique de phase 26 menée dans plusieurs pays européens montrent l’intérêt de l’Elranatamab utilisé de manière précoce chez des patients atteint de myélome indolent5 et à haut risque de progression vers une forme symptomatique du myélome. 50 patients ont reçu un traitement par Elranatamab (anticorps bispécifique, Pfizer) pendant deux ans. Après quatorze mois de suivi, 72% d’entre eux sont en rémission complète.
Parmi ces patients, 90% affichent un seuil indétectable de la maladie (absence de cellule cancéreuse détectée parmi 1 million de cellules de la moelle osseuse). Après un suivi médian encore court de 14 mois, aucun patient n’a évolué vers une maladie symptomatique. Si ces très bons résultats se confirment avec un suivi plus important, cela ouvrirait une nouvelle voie de traitement précoce pour les patients.
La rédaction avec le CHRU de Nantes




