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Palmarès du Point : les CHU en tête des 50 meilleurs hôpitaux de France

La 18e édition du palmarès du Point sorti jeudi 21 août 2014, aura le visage Dr Nathalie Strek, psychiatre au CH des Pyrénées à Pau. Une manière d'annoncer aux lecteurs que parmi les 64 spécialités médicales et chirurgicales étudiées dans les 1 400 hôpitaux et cliniques français -dont 522 hôpitaux publics- figurent désormais les meilleurs services psy "où il est conseillé de faire soigner la dépression et la schizophrénie". Quant au tiercé gagnant toutes catégories, on retrouve dans le désordre celui de 2013 avec les CHU de Toulouse, Lille (en tête l’année dernière) et Bordeaux.
La 18e édition du palmarès du Point sorti jeudi 21 août 2014, aura le visage Dr Nathalie Strek, psychiatre au CH des Pyrénées à Pau. Une manière d’annoncer aux lecteurs que parmi les 64 spécialités médicales et chirurgicales étudiées dans les 1 400 hôpitaux et cliniques français -dont 522 hôpitaux publics- figurent désormais les meilleurs services psy "où il est conseillé de faire soigner la dépression et la schizophrénie". 
Quant au tiercé gagnant toutes catégories, on retrouve dans le désordre celui de 2013 avec les CHU de Toulouse, Lille (en tête l’année dernière) et Bordeaux. Suivent Strasbourg (4e), Tours (5e) en hausse comme Montpellier (6e), Nantes (qui passe de la 5e à la 7e place),  Rouen (8e, en hausse), le CHU de Rennes (9e) et l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (10e, en baisse). 
Peu de changement aussi pour les cliniques, le centre hospitalier privé Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) remporte à nouveau la palme suivi par le centre hospitalier privé Saint-Martin à Caen.
Cette année un important dossier est réservé à la psychiatrie, secteur où sont hospitalisées 2 millions de personnes. Le malaise semble profond puisque la France affiche un taux de suicide parmi les plus élevés au monde. Or l’enquête du Point montre que l’accès aux services aux soins psychiatriques reste complexe et très hétérogène sur le territoire du fait de l’inégale répartition des professionnels. Autre problème le respect de la liberté. Comment expliquer en effet qu’en 2012 la préfecture de la Meuse ait délivré en proportion de sa population, 28 fois plus de décisions d’hospitalisation sans consentement que la Haute-Marne ? Etonnante aussi la grande variation des durées d’hospitalisation que rien ne semble justifier. Ainsi, une dépression nécessitera une hospitalisation de 126 jours en moyenne au centre hospitalier spécialisé d’Ainay-le-Château (Allier) alors que la moyenne nationale est de 40 jours.
Quant au classement, sur les 400 établissements recevant des personnes souffrant de troubles mentaux, l’hôpital Sainte-Anne (Paris) occupe la 1ère place pour le traitement des dépressions viennent ensuite les Hôpitaux de Saint-Maurice (Val-de-Marne) et l’hôpital spécialisé Gérard-Marchant à Toulouse. Le CHU de Montpellier arrive en tête pour le traitement de la schizophrénie.
Méthodologie 
Les structures spécialisées sont écartées de ce classement qui ne retient que les établissements fournissant un service médical et chirurgical complet. Pour élaborer les tableaux, François Malye et Jérôme Vincent mixent données statistiques officielles 2012 et enquêtes exclusives. Tout commence par l’obtention de l’accord de la Commission nationale de l’informatique et des libertés CNIL, puis la compilation des données issues du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) recueillies par l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH) avec les réponses aux questionnaires, les reportages faits maison, l’analyse des courriers… un travail de bénédictins selon les auteurs… 

Les réactions

Bordeaux, 3ème au classement des meilleurs hôpitaux de France, est fier d’arriver 23 fois entre la 1ère et la 5ème place. Premier en chirurgie de la colonne vertébrale (depuis 2008), en traitement de la leucémie (de 2010 à 2011) et en chirurgie cardiaque (1ère année), le CHU de Bordeaux obtient la 2ème pour les urgences traumatologiques, la chirurgie des artères, les stimulateurs cardiaques, la chirurgie du rectum, l’épilepsie, l’AVC, les maladies infectieuses du voyageur.  Il est 3ème pour la chirurgie du pied, 4ème en pneumologie, neurochirurgie et glaucome et 5ème en chirurgie – urgences de la main, estomac – œsophage, hépatites virales…

Montpellier se félicite de sa 6ème position qui le hisse au rang des tout meilleurs établissements français. Il se retrouve 2 fois en première position, à 12 reprises parmi les 5 meilleurs hôpitaux, et à 40 reprises parmi les 20 premiers résultats. Les disciplines où le CHU de Montpellier se distingue particulièrement sont le système digestif et la chirurgie de l’obésité : les équipes du CHRU de Montpellier obtiennent la première place du classement en chirurgie de l’obésité. Les autres spécialités évaluées dans le domaine digestif obtiennent également d’excellents résultats : appendicite (6ème place), hépatites virales (8ème place)… Dans le nouveau classement de psychiatrie, le CHRU de Montpellier se positionne parmi les meilleurs établissements français, obtenant la 1ère place du palmarès pour la prise en charge de la schizophrénie, et la 19ème place pour la prise en charge de la dépression.
Dijon qui se classe en pole position pour l’infarctus du myocarde affiche une belle progression de 3 places pour atteindre le rang de 18ème meilleur hôpital de France. L’établissement obtient aussi de très bons scores pour les cancers de la peau, la rétine, la leucémie, le glaucome, la cataracte, la thyroïde et la chirurgie cardiaque.
Saint-Etienne se félicite d’améliorer régulièrement sa position de 34ème en 2010, il est passé 20ème cette année. Ses points forts : la pose de stimulateurs cardiaques, la chirurgie de l’audition, la prise en charge de l’infarctus du myocarde…

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