Une unité d’exploration fonctionnelle spécialisée dans la surveillance des patients épileptiques

Auteur /Etablissement :
En France 500 000 personnes -dont plus de 50% d'enfants- sont touchées par l'épilepsie, un mal encore entaché par d'obscures croyances. L'unité d'exploration de l'épilepsie du CHU de Lille accueille les patients épileptiques dans une structure spécialement conçue pour une surveillance continue.

Installée dans le service de neurologie adulte du Pr Destée, l’unité est composée d’une salle de contrôle qui communique avec les 4 chambres adultes ; la chambre enfant se trouvant en neurologie pédiatrique.

Une surveillance 24H/24

Chaque patient est filmé 24h/24 et son électro-encéphalogramme est enregistré en permanence. La salle de contrôle reçoit les images et l’EEG du patient.
Un second poste de contrôle est installé dans la chambre même. L’examen clinique et l’analyse des crises permettent de déterminer le type d’épilepsie, généralisée ou partielle. La nuit, l’équipe de neurologie prend le relais de la surveillance grâce à un moniteur installé dans la salle de garde où plusieurs infirmières ont été formées à ce suivi.

Un ingénieux système portable améliore le confort du patient lui permettant de se déplacer en restant relié à l’appareil. Le lit est équipé d’une télécommande pour que le patient puisse lancer un signal sur l’EEG à l’approche d’une crise.

Des examens nécessaires au diagnostic et à la définition de la stratégie thérapeutique

Ce dispositif permet d’étudier très précisément les crises du patient. « Le couplage caméra et EEG est indispensable car certaines formes de crises sont quasiment indétectables sur la vidéo et seul l’EEG permet de les déceler. » explique le Pr Derambure. L’IRM et la débimétrie sont des examens complémentaires qui aident à déterminer le type d’épilepsie et la stratégie thérapeutique à adopter.

Depuis son ouverture en septembre 1999, l’unité d’exploration de l’épilepsie a reçu 250 patients.

20 d’entre eux ont été orientés vers Paris pour subir une opération chirurgicale car le traitement médicamenteux reste parfois inefficace.

Lexique
Epilepsie :
les neurones, cellules nerveuses du cerveau, sont parcourus en permanence par des influx nerveux semblables à des courants électriques ? Chez les patients épileptiques une partie des neurones présentent une hyperexcitabilité qui peut déclencher une crise à tout moment, un peu comme un court-circuit. Lorsque l’ensemble des hémisphères cérébraux est touché, on parlera alors d’épilepsie généralisée, si c’est une zone plus ou moins localisée du cerveau, on parlera d’épilepsie partielle.

À lire également

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole

Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.

Les HCL ouvrent le premier hôpital dédié à la ménopause 

Intégré au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Femme Mère Enfant (HFME), le dispositif propose une prise en charge globale, pluridisciplinaire et personnalisée des femmes en transition ménopausique ou ménopausées. Après une phase de déploiement progressif, l’hôpital de jour est désormais pleinement opérationnel, afin de permettre à toutes les femmes concernées d’accéder à ce parcours de soins dédié.