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Vertige des hauteurs – le mal de l’altitude traité au CHU de Nancy

Un trek au Népal (altitude moyenne plus de 4500 mètres) ? Un voyage organisé au Pérou à la découverte du Machu Picchu la cité secrète des Incas (altitude moyenne 2400 mètres) ? Que du bonheur en perspective ! A moins que, au fur et à mesure de l'ascension, la fatigue, les maux de têtes, les nausées et les insomnies ne mettent fin à l'aventure. Ces symptômes sont ceux du « mal de l'altitude » appelé aussi mal aigu des montagnes. Il convient donc avant tout voyage de ce type de vérifier son aptitude à supporter le changement d'altitude car, et c'est une des caractéristique de cette pathologie, elle ne dépendrait pas uniquement de la forme physique mais il existerait une prédisposition personnelle. Le CHU de Nancy vient d'ouvrir une consultation d'altitude dans l'unité de médecine du sport du service des Examens de la Fonction Respiratoire et de l'Aptitude à l'Exercice dirigé par le Pr Bruno Chenuel afin de prévenir ce type de pathologie. Explications avec les docteurs Julien Laroppe et Mathias Poussel sur ces tests préventifs dans un CHU situé à près de 400 mètres d'altitude !

Un trek au Népal (altitude moyenne plus de 4500 mètres) ? Un voyage organisé au Pérou à la découverte du Machu Picchu la cité secrète des Incas (altitude moyenne 2400 mètres) ? Que du bonheur en perspective ! A moins que, au fur et à mesure de l’ascension, la fatigue, les maux de têtes, les nausées et les insomnies ne mettent fin à l’aventure. Ces symptômes sont ceux du « mal de l’altitude » appelé aussi mal aigu des montagnes. Il convient donc avant tout voyage de ce type de vérifier son aptitude à supporter le changement d’altitude car, et c’est une des caractéristique de cette pathologie, elle ne dépendrait pas uniquement de la forme physique mais il existerait une prédisposition personnelle. Le CHU de Nancy vient d’ouvrir une consultation d’altitude dans l’unité de médecine du sport du service des Examens de la Fonction Respiratoire et de l’Aptitude à l’Exercice dirigé par le Pr Bruno Chenuel afin de prévenir ce type de pathologie. Explications avec les docteurs Julien Laroppe et Mathias Poussel sur ces tests préventifs dans un CHU situé à près de 400 mètres d’altitude !

« Il s’agit en fait de tester les réactions de l’organisme mis en état de manque d’oxygène, conséquence de l’altitude » explique le Dr Julien Laroppe « c’est-à-dire soumis à une oxygénation insuffisante ». C’est là, l’explication de base des symptômes liés au mal d’altitude : la diminution de la pression d’oxygène dans l’air qui diminue au fur et à mesure de la montée. A ce stade chacun sera poussé à respirer de plus en plus vite, de plus en plus profondément et verra son rythme cardiaque accéléré. « Si cette accélération est insuffisante, les symptômes apparaissent. S’ils ne sont pas pris en compte ou suffisamment au sérieux, ils peuvent avoir des conséquences dramatiques comme des oedèmes cérébraux ou du poumon » conclut le médecin.

La salle de tests au rez-de-chaussée du bâtiment sur le plateau de Brabois ressemble à une salle de sports, si ce n’est deux énormes bouteilles métalliques reliées à des masques qui vont servir à mettre le patient dans une situation fictive d’altitude. Le test à l’hypoxie, réparti en 5 séquences de 5 minutes chacune, consiste à faire pédaler le patient qui respire de l’air à 11% d’oxygène (équivalent à celui que l’on trouve au sommet du Mont Blanc, 4807 mètres) et à mesurer sa fréquence cardiaque et sa ventilation (c’est-à-dire le nombre de litre d’air qu’il respire à la minute). Si le diagnostic met en évidence une mauvaise adaptation à l’altitude, le patient se verra éventuellement prescrire des médicaments à même de soulager les effets néfastes de cette adaptation insuffisante. La consultation se termine forcément par des conseils de bonne conduite à observer en cas d’ascension comme par exemple celui de ne pas grimper plus de 500 mètres de dénivelé entre deux nuitées, facteur de risque important pour le développement d’un mal aigu des montagnes.

« Cette pratique nous a conduit à créer une consultation dédiée aux personnes ayant des problèmes respiratoires, type insuffisance respiratoire chronique, et qui doivent prendre l’avion » ajoute Mathias Poussel médecin du sport « Le but est de pouvoir anticiper ce qui risque de rendre le voyage insupportable, c’est-à-dire des difficultés liées au fait d’être comme à 2 438 mètres d’altitude correspondant à la pressurisation dans une cabine d’avion. » Au CHU de Nancy, ce test consiste à mettre le patient en « situation de vol » : assis au repos et un masque sur le visage pendant un quart d’heure à travers lequel est diffusé un mélange gazeux pauvre en oxygène. Là encore le diagnostic est précieux : si le patient doit absolument respirer un air plus riche en oxygène il devra prendre ses précautions en cas de voyage au long cours. Certaines compagnies aériennes reconnaissent déjà ces voyageurs d’un genre un peu particulier soit en commercialisant des bouteilles d’oxygène d’appoint soit, pour les plus généreuses, en les mettant gracieusement à disposition. Cette étape de test réaliste représente un pré requis indispensable au voyage aérien pour certains patients, permettant de préparer au mieux leur transport avec la compagnie aérienne choisie.

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