Greffe de foie : opération rare à partir d’un donneur vivant

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Les chirurgiens du service de chirurgie hépatobiliare et digestive du CHU de Rennes ont réalisés en janvier 2015 une intervention exceptionnelle en prélevant le quart du foie d'une mère pour le greffer sur son fils atteint d’une tumeur cancéreuse. Le Pr Karim Boudjema et ses équipes sont intervenues durant cinq heures pour prélever le morceau de foie et pendant sept heures pour le greffer.

Les chirurgiens du service de chirurgie hépatobiliare et digestive du CHU de Rennes ont réalisés en janvier 2015 une intervention exceptionnelle en prélevant le quart du foie d’une mère pour le greffer sur son fils atteint d’une tumeur cancéreuse. Le Pr Karim Boudjema et ses équipes sont intervenues durant cinq heures pour prélever le morceau de foie et pendant sept heures pour le greffer. Les deux opérations ont été conduites en parallèle dans deux salles d’opération contiguës avec une dizaine d’acteurs dans chacune. Aujourd’hui, Nicolas et sa maman se remettent bien de l’opération.

Nicolas, la trentaine passée, n’a pratiquement jamais été en bonne santé. Depuis une dizaine d’année, il souffre d’une maladie chronique et rare du foie, sur lequel s’est développée une tumeur cancéreuse. Il fabrique des anticorps qui détruisent progressivement son foie et favorisent l’éclosion de cancers. En 2014, les médecins découvrent une tumeur cancéreuse dans son foie malade. La tumeur est très grosse et il n’est pas possible de l’enlever. Seule la greffe d’un nouveau foie peut le sauver.

Il est alors inscrit sur la liste nationale d’attente d’une transplantation. Une attente qui risque d’être longue car en France, comme partout dans le monde, il n’y a pas assez de greffons et les règles d’attribution favorisent les malades menacés de mort imminente. La tumeur pourrait grossir et se développer en dehors du foie. La greffe serait alors inutile.

Ses deux parents proposent de donner une partie de leur foie : une opération rare en France où la quasi-totalité des greffes se font à partir d’organes prélevés sur des personnes décédées. Les tests montrent que seule la maman est compatible, c’est elle qui fera le don.

D’habitude, la moitié du foie est prélevée pour être greffée, mais chez la mère de Nicolas, enlever une moitié de foie la mettrait en danger. Les chirurgiens du service de chirurgie hépatobiliaire et digestive n’en prélèveront que le quart. Une opération tout à fait exceptionnelle par sa rareté et la minutie qu’elle exige. Le greffon, certes petit, sauvera Nicolas.
119 greffes de foie ont été réalisées au CHU de Rennes en 2014.

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