Carcinoses péritonéales : nouveau traitement associant chirurgie et chimiothérapie à ventre fermé

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Reconnu centre expert national de référence des tumeurs rares du péritoine (RENAPE), le service de chirurgie générale, digestive et endocrinienne du centre hospitalier Lyon-Sud EST a développé un traitement novateur pour lutter contre les carcinoses péritonéales. Ce protocole associe une chirurgie (destinée à supprimer toute la maladie visible) et une chimiothérapie hyperthermique intra péritonéale (CHIP)*, dont le but est de détruire la maladie invisible. Centre de référence international pour cette prise en charge, le service a, depuis 1989, traité plus de 800 patients selon cette méthode. 150 spécialistes « chipeurs » venus de toute la France...

Reconnu centre expert national de référence des tumeurs rares du péritoine (RENAPE), le service de chirurgie générale, digestive et endocrinienne du centre hospitalier Lyon-Sud EST  a développé un traitement novateur pour lutter contre les carcinoses péritonéales. Ce protocole associe une chirurgie (destinée à supprimer toute la maladie visible) et une chimiothérapie hyperthermique intra péritonéale (CHIP)*, dont le but est de détruire la maladie invisible. Centre de référence international pour cette prise en charge, le service a, depuis 1989, traité plus de 800 patients selon cette méthode. 150 spécialistes « chipeurs » venus de toute la France se sont retrouvés le 25  mai 2012 au CHLS pour partager leurs expériences et faire le point sur les traitements, leurs résultats et les nouvelles pistes, à l’occasion de la « 6ème journée du traitement des carcinoses péritonéales par chirurgie et chimiothérapie intra-péritonéales ».
Pour éviter les pertes de chance, les patients doivent être évalués par un centre spécialisé dès le diagnostic, sans attendre l’échec de plusieurs traitements palliatifs.
 
« Les carcinoses péritonéales ont longtemps été considérées comme un stade terminal », explique le Pr Olivier Glehen, chirurgien digestif au Centre Hospitalier Lyon-Sud (CHLS). « Aujourd’hui, elles ne doivent plus être systématiquement envisagées comme tel : certains malades peuvent bénéficier d’une prise en charge curative. »
La carcinose péritonéale est un envahissement par des tumeurs malignes du péritoine, cette fine membrane qui tapisse la cavité abdominale et l’extérieur des viscères contenus dans l’abdomen. Cette atteinte est le signe d’une dissémination métastatique suite à un cancer de l’appareil digestif (cancers de l’estomac, du colon, du rectum, du pancréas) ou gynécologique. On estime à plus de 6 000 par an le nombre de personnes atteintes en France. Plus rarement, la carcinose péritonéale est primitive. Il s’agit alors d’une maladie rare (150 à 200 cas en France chaque année)..
** La CHIP
La CHIP ou Chimiothérapie Hyperthermique Intra Péritonéale consiste à « baigner » toutes les surfaces des organes et les différentes parois présentes dans l’abdomen avec un produit de chimiothérapie dilué dans du soluté. Le produit est chauffé pour obtenir une température comprise entre 42 et 43° dans la cavité abdominale (hyperthermie). L’action combinée de la chaleur et de la chimiothérapie détruit les cellules tumorales microscopiques. Cette technique permet de détruire les cellules tumorales par action directe, d’augmenter la pénétration de la chimiothérapie dans les tissus et d’améliorer son effet : elle expose les sites tumoraux à des concentrations élevées de chimiothérapie qu’il serait impossible d’atteindre par voie intraveineuse pour des raisons de toxicité. A Lyon, la technique est « à ventre fermé ». Cela signifie qu’après avoir terminé la chirurgie, le chirurgien met en place des drains (d’entrée et de sortie) et referme la paroi abdominale. Les drains sont ensuite raccordés à une machine permettant de diffuser et faire circuler le produit de chimiothérapie dans le ventre. Cette technique a été développée en Europe par le Pr François-Noël Gilly (HCL), pionnier de la CHIP, qui a réalisé la 1ère procédure en Europe en 1989. 
La Frace est leader dans la prise en charge des carcinoses péritonéales.

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