Pédiatrie spécialisée en Ile de France : les recommandations du jury d’experts

La pédiatrie de l'AP-HP est aujourd'hui réalisée pour l'essentiel en Ile-de-France sur 4 sites dédiés ou à forte orientation pédiatrique : Armand Trousseau (12ème), Necker (15ème) - prochainement rejoint par les services de Saint Vincent de Paul (14ème), Bicêtre, (94), Robert Debré (19ème), et sur 5 sites adultes : Ambroise Paré (92), Antoine Béclère (92), Louis Mourier (92). Jean Verdier (93), Raymond Poincaré (92).

La pédiatrie de l’AP-HP est aujourd’hui réalisée pour l’essentiel en Ile-de-France sur 4 sites dédiés ou à forte orientation pédiatrique : Armand Trousseau (12ème), Necker (15ème) – prochainement rejoint par les services de Saint Vincent de Paul (14ème), Bicêtre, (94), Robert Debré (19ème), et sur 5 sites adultes : Ambroise Paré (92), Antoine Béclère (92), Louis Mourier (92). Jean Verdier (93), Raymond Poincaré (92).

Dans le cadre du plan stratégique de l’AP-HP préparé depuis 2 ans par l’institution avec les communautés médicales, et qui a fait l’objet d’une concertation élargie à l’ensemble des parties prenantes, la réflexion a conduit à distinguer l’organisation de la prise en charge en pédiatrie générale et en pédiatrie spécialisée. L’évolution de la démographie médicale et para médicale, comme celle des modes de prise en charge, font en effet obligation à l’AP-HP, pour assurer sa mission de service public, d’offrir une répartition plus harmonieuse des compétences et des ressources en regard des besoins de la population.

C’est pourquoi les orientations du Conseil exécutif de l’AP-HP se sont tournées vers le regroupement des activités de pédiatrie spécialisée (cardiologie, chirurgie cardiaque, chirurgie maxillo faciale, chirurgie orl, chirurgie orthopédique, chirurgie viscérale, endocrinologie, gastro enterologie, onco-hématologie, néphrologie, neurochirurgie neurologie, pneumologie, prise en charge des brûlés, réanimation pédiatrique) sur 3 sites au lieu de 4.

Ces orientations ont suscité des inquiétudes qui ont conduit l’AP-HP à réunir un jury d’experts indépendants chargé d’examiner les différents scénarios d’évolution et d’ auditionner les projets des équipes hospitalières concernées par la pédiatrie spécialisée: Bicêtre, Necker, Raymond-Poincaré, Robert Debré, Trousseau.

Réuni ces 18 et 19 juin, le jury a émis, au terme de débats libres, constructifs et sereins, les recommandations suivantes :
Regroupement à Robert Debré, des activités spécialisées de néphrologie et de gastro entérologie de Trousseau afin qu’elles bénéficient de tailles suffisantes pour être encore plus performantes sur le plan de la prise en charge et de la recherche
Transfert vers Necker du Centre des enfants brûlés sous réserve de l’organisation de l’activité de chirurgie plastique et reconstructrice et de la création d’ une structure de recherche.
Renforcement à Bicêtre des spécialités de neuro-pédiatrie rejointes par celles de Trousseau.
S’agissant de l’onco-hématologie, le jury préconise le maintien de 2 sites d’accueil à l’AP-HP: soit à Robert Debré et Trousseau et soit à Robert Debré et Necker.

En toutes hypothèses, l’hôpital Trousseau – dont la fermeture n’a jamais été évoquée notamment en raison de sa vocation de centre de référence en périnatalogie et de centre d’accueil des urgences pédiatriques pour les patients de l’est parisien – verra ses activités de pédiatrie générale renforcées. La chirurgie viscérale et orthopédique (hors neuro-orthopédie), la réanimation, la génétique, la biologie et l’imagerie seront maintenues sur le site.

Par ailleurs, un pôle d’excellence constitué des spécialités ORL, chirurgie stomatologique et maxillo-faciale et pneumologie, déjà présentes sur le site, sera conforté et les synergies déjà développées entre ces équipes seront renforcées.

Les recommandations du jury vont maintenant être ré-examinées par le Conseil exécutif du 29 juin, puis avec les communautés médicales concernées ainsi qu’avec les instances centrales, avant d’être soumises au Directoire de l’AP-HP.

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.