Le CHU informe les familles sur l’agitation chez le dément âgé.

La direction de la politique gérontologique du CHU de Limoges organise régulièrement auprès des personnels et aidants (familles ou proches) des réunions de formation et d'information, destinées à partager avec eux une culture gériatrique. Des cessions très appréciées de ces publics, venus nombreux participer à la réunion du 3 août sur « la démence chez les personnes âgées ».

La direction de la politique gérontologique du CHU de Limoges organise régulièrement auprès des personnels et aidants (familles ou proches) des réunions de formation et d’information, destinées à partager avec eux une culture gériatrique. Des cessions très appréciées de ces publics, venus nombreux participer à la réunion du 3 août sur « la démence chez les personnes âgées ».

« Dédramatiser »

La réunion d’information sur le thème de l’agitation chez le dément âgé a été organisée le 3 Août dernier sur le site de l’hôpital Dr Chastaingt. Une initiative émanant de professionnels dont l’implication en gérontologie est très forte, puisqu’il s’agit de Philippe Verger, directeur de la politique gérontologique du CHU, du Professeur Thierry Dantoine, du Dr Stephan Meyer, gériatre médecin coordonnateur, et de Sophie Léon, cadre supérieur de santé.

Les interventions du Dr Sophie Peyrichou, médecin responsable de l’unité de vie protégée d’Alzheimer, de Valérie Delaide, cadre de santé de l’unité de vie protégée d’Alzheimer, et de Céline Passerieux, psychomotricienne, ont ainsi permis d’aborder l’agitation du dément sous différentes facettes. Une approche qui a permis de dédramatiser cette situation souvent vécue douloureusement par les proches.

L’agitation fait en effet partie des troubles du comportement dits « positifs », observés dans certaines démences. Elle recouvre toute une série de comportements moteurs (attitudes, mouvements) ou verbaux (répétition de questions ou de mots) sans but évident ou raisons apparentes.

Privilégier les traitements non médicamenteux

La prise en charge de ce trouble comporte deux étapes préliminaires : l’analyse du trouble, puis la recherche d’une cause déclenchante (biologique ou psychologique…). Les traitements non médicamenteux, qui sont à préférer aux traitements médicamenteux consistent donc à agir sur l’environnement, à faire participer la personne démente à des activités et à communiquer avec elle. C’est justement au niveau de la communication que le travail de la psychomotricienne intervient, en stimulant tous les sens du patient dément afin de réduire son stress et son angoisse.

Les intervenants se sont donc appliqués à rappeler qu’il était impératif de respecter le sujet dément, de préserver la communication avec lui et d’être à son écoute, pour savoir dépister des signes de souffrances et satisfaire ses besoins d’affection et d’amour…. Il s’agit donc d’un travail de patience auquel doivent être associés les proches des patients.

Pour toutes ces raisons, la recherche sur la prise en charge et le vécu de la personne démente sont naturellement au coeur des actions de l’unité de vie protégée d’Alzheimer.

Le fort intérêt des familles présentes traduit par leur participation active aux échanges de cette journée, promet une nouvelle nombreuse assistance à la prochaine réunion d’information prévue le 24 octobre prochain sur le thème de « l’alimentation en institution (de 14h à 16h, à l’école d’aides soignants, hôpital Dr Chastaingt »).

Contact
Dr Stephan Meyer 05 55 05 69 35
Hôpital Dr Chastaingt – Rue Henri de Bournazel – 87042 Limoges cedex

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.