L’INSERM en Guadeloupe

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En 1983, la Guadeloupe n'accueillait qu'une antenne INSERM relevant de l'unité de recherche U91 de l'hôpital Henri Mondor. Sous l'impulsion du Dr Guy Mérault, premier responsable local, cette antenne a été transformée en 1992 en unité de recherche autonome. Elle fut ensuite dirigée par le Pr. C. Berchel. Depuis 2000, l'équipe de recherche est rattachée à l'unité 458 de l'hôpital Robert Debré dirigée par le Pr. J. Elion.

En 1983, la Guadeloupe n’accueillait qu’une antenne INSERM relevant de l’unité de recherche U91 de l’hôpital Henri Mondor. Sous l’impulsion du Dr Guy Mérault, premier responsable local, cette antenne a été transformée en 1992 en unité de recherche autonome. Elle fut ensuite dirigée par le Pr. C. Berchel. Depuis 2000, l’équipe de recherche est rattachée à l’unité 458 de l’hôpital Robert Debré dirigée par le Pr. J. Elion.


L’étude de la drépanocytose

L’équipe INSERM s’est particulièrement impliquée dans l’étude d’un problème majeur de santé publique en Guadeloupe : la drépanocytose, pathologie génétique la plus fréquente surtout dans l’arc antillais mais aussi aux Etats-Unis, en Afrique, en Inde, dans certaines régions du bassin méditerranéen et en Europe suite aux récents flux migratoires.

Cette maladie génétique, transmise par les deux parents, est due à une anomalie de l’hémoglobine, transporteur de l’oxygène via le globule rouge. Cette hémoglobine anormale polymérise à faible pression en oxygène, entraînant la déformation ou falciformation du globule rouge. Les globules rouges falciformés sont rapidement détruits, ce qui explique l’anémie du drépanocytaire. Ils vont par ailleurs obstruer les vaisseaux sanguins provoquant les crises douloureuses ou crises vaso-occlusives, principales manifestations de la maladie.


En Guadeloupe : 12% de la population transmet cette anomalie, environ 25 drépanocytaires naissent chaque année et près d’un millier de drépanocytaires sont répertoriés.

Depuis 1984, un dépistage systématique à la naissance initié par l’INSERM est réalisé au Centre caribéen de la Drépanocytose « Guy Mérault », centre créé en 1990 à l’initiative du Conseil général de la Guadeloupe, de la Caisse générale de Sécurité Sociale, du CHU de Pointe-à-Pitre et de l’INSERM. Le centre a également pris en charge un programme global de prise en charge de cette pathologie.

Les axes de recherche
L’objectif est de mieux comprendre la variabilité d’expression de la maladie drépanocytaire : sur le plan clinique, certains individus sont très malades d’autres moins. Quant aux complications, elles peuvent être très différentes et les chercheurs identifient les marqueurs génétiques pouvant prédisposer à une complication ou à une autre.. Un second axe de recherche est consacré au suivi des différentes complications chez les patients. Parmi elles, la vaso-occlusion semble être un mécanisme commun. L’étude des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la vaso-occlusion fait l’objet d’un troisième axe de recherche.

Les chercheurs guadeloupéens ont établi des relations scientifiques avec l’Université Antilles Guyane, les autres organismes de recherche implantés localement et les laboratoires de la Caraïbe (Martinique, Trinidad & Tobago, Cuba&). Mme Hardy-Dessources, responsable INSERM Guadeloupe conclut avec fierté : « Par la publication de nos travaux dans des revues scientifiques de haut niveau, nous pouvons confronter nos résultats à ceux de différents groupes de recherche en France et aux Etats-Unis ! »

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