Les espaces végétaux du CHU Amiens-Picardie, levier reconnu de biodiversité

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Les 15,6 hectares d’espaces végétaux du CHU Amiens-Picardie (site Sud et Centre Saint-Victor) viennent d’être reconnus conformes au référentiel Espace végétal écologique Eve® par ECOCERT Environnement.

Préserver la biodiversité, réduire les consommations d’eau, protéger les sols, adapter les tontes et les fauches, valoriser les déchets verts… Au CHU Amiens-Picardie, les espaces végétaux font eux aussi l’objet d’une attention toute particulière dans le cadre d’une démarche environnementale résolue. Le 1e juin 2026, ECOCERT Environnement a reconnu la conformité au référentiel Espace végétal écologique Eve® (R1-1409) du CHUAP (du site Sud et du Centre Saint-Victor) de la gestion et de l’entretien des espaces végétaux.

Au total, 15,6 hectares sont concernés : 13 hectares sur le site Sud du CHUAP et 2,6 hectares sur le site du Centre Saint-Victor. L’attestation délivrée par ECOCERT est valable jusqu’au 31 mai 2029.

Une autre manière de penser et d’entretenir les espaces végétaux

La démarche Eve® repose sur un principe : considérer les espaces végétaux comme de véritables écosystèmes et adapter leur gestion pour limiter leur impact sur l’environnement. Le référentiel prend ainsi en compte dix grands domaines, parmi lesquels le paysage, la biodiversité, l’eau, les sols, l’air, le bruit, l’énergie ou encore les déchets et les aspects humains et sociaux. Il repose également sur une démarche d’amélioration continue des pratiques.

Crédit Photo : CHU Amiens Picardie

Au CHU Amiens-Picardie, cette démarche se traduit concrètement par une gestion différenciée des espaces : tous ne sont volontairement pas entretenus de la même manière. La fréquence des tontes, des tailles ou des fauches est adaptée à la nature et à l’usage de chaque zone, ainsi qu’aux enjeux écologiques identifiés. Une herbe plus haute n’est donc pas une herbe oubliée : elle est, ici, le résultat d’un choix de gestion destiné à laisser davantage de place à la biodiversité.

27 638 m² de prairies en fauchage tardif

Sur le site Sud, 27 638 m² de prairies sont ainsi gérés en fauchage tardif, sur un total de 32 507 m². À titre de comparaison, une prairie gérée de cette manière ne fait l’objet que d’une intervention annuelle, tandis qu’une surface engazonnée traditionnelle nécessite généralement une tonte tous les 10 à 15 jours, selon les conditions météorologiques et la pluviosité. Cette pratique raisonnée limite les interventions mécaniques et la consommation de carburant, tout en laissant davantage de place à la biodiversité.

À ces prairies s’ajoutent notamment 24 781 m² de talus, 19 513 m² de bosquets, 3 540 m² de patios et plus de 28 000 m² de gazon ornemental. Cette diversité explique le principe même de la gestion différenciée : ne pas appliquer partout le même niveau d’entretien, mais adapter les interventions à la nature, à l’usage et aux enjeux écologiques de chaque espace.

La gestion de l’eau repose sur la même logique. Dans les massifs, les plantes vivaces sont privilégiées en remplacement des plantes annuelles. Implantées durablement, elles ne nécessitent pas d’arrosage régulier : les massifs sont essentiellement arrosés lors de leur plantation, réalisée à l’automne. Le paillage protège par ailleurs les sols et limite l’évaporation de l’eau, réduisant ainsi les besoins d’arrosage. Aucun pesticide n’est utilisé pour l’entretien des espaces verts du CHUAP.

 Cette évolution des pratiques complète les actions déjà engagées en faveur de la biodiversité : développement de refuges pour la faune et de continuités écologiques, inventaire de la faune et de la flore et participation aux programmes PROPAGE et Florilèges du Muséum national d’Histoire naturelle.

Les déchets verts deviennent une ressource

Sur le site Sud, les déchets issus de l’entretien des espaces verts sont stockés puis broyés afin d’être réutilisés directement sur place. Une partie devient du paillage pour les massifs, qui protège les sols et limite l’évaporation de l’eau. Une autre est transformée en compost, utilisé pour amender et enrichir naturellement les sols, sans apport extérieur d’amendement.

Cette valorisation sur place permet également de limiter fortement l’évacuation des déchets verts et, avec elle, les déplacements et la consommation de carburant associés. Au Centre Saint-Victor, l’espace disponible est plus restreint et les déchets verts sont valorisés par un prestataire extérieur.

Une démarche volontariste portée par les équipes du CHUAP

Cette reconnaissance délivrée par ECOCERT Environnement met en lumière le travail mené par l’équipe « Espaces verts » du CHU Amiens-Picardie. La démarche a débuté par une phase de préparation et d’auto-évaluation entre mars et novembre 2025, avant les visites, échanges et ajustements de pratiques réalisés avec ECOCERT au cours du premier semestre 2026. Elle s’inscrit désormais dans la durée. Le référentiel Eve® prévoit en effet une amélioration continue de la gestion, mesurée à travers des indicateurs de performance et suivie lors des audits.

« Cette reconnaissance salue le travail quotidien de nos équipes, notamment celui de Frédéric PIGOT, Responsable du service des espaces verts, et l’évolution de nos pratiques d’entretien. Préserver la biodiversité, limiter l’usage des ressources et laisser davantage de place au vivant font désormais partie de notre manière de gérer ces espaces. Dans un CHU, ces choix contribuent aussi à offrir un cadre accueillant et apaisant aux patients, à leurs proches, aux professionnels et aux étudiants. Notre établissement consomme beaucoup d’énergie et de produits : il est de notre responsabilité de réduire son impact, avec des actions concrètes et durables. Prendre soin de notre environnement, c’est aussi prendre soin de celles et ceux qui fréquentent l’hôpital. », Elsa Vermeeren, Directrice « Immobilier, Travaux, Services Techniques »

Avec cette démarche, le CHU Amiens-Picardie poursuit l’objectif de faire de ses espaces végétaux non seulement un élément du cadre de vie hospitalier agréable, mais aussi un terrain concret d’action et de sensibilisation en faveur de l’environnement.

La rédaction avec le CHU Amiens-Picardie

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