A Nantes, un quartier inédit pour la recherche en santé

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L’Université, l’Inserm et le CHU de Nantes ont signé un contrat partenarial pour accélérer la recherche en santé et renforcer l’attractivité scientifique du site nantais.

Officialisé le 14 septembre, le contrat de site entre Nantes Université, le CHU de Nantes et l’Inserm, premier en France de cette envergure, marque une étape clé dans le renforcement de l’alliance entre ces principaux acteurs de la recherche en santé à Nantes. Ce contrat, signé en présence de Didier Samuel, président directeur général de l’Inserm, Carine Bernault, présidente de Nantes Université et Philippe El Saïr, directeur général du CHU, a pour ambition d’accroitre l’attractivité scientifique et médicale du site grâce à des mesures concrètes qui visent à simplifier la vie des chercheurs afin d’accélérer leurs travaux, soutenir les axes d’excellence du site nantais et favoriser l’émergence de nouvelles thématiques scientifiques.

Une dynamique partenariale renforcée

Cet accord renforce une coopération déjà existante entre Nantes Université, le CHU de Nantes et l’Inserm dans le cadre l’I-Site NExT et de l’établissement public expérimental Nantes Université (EPE Nantes Université). Crée en janvier 2022, ce dernier vise à faire émerger un établissement d’enseignement supérieur et de recherche de rang mondial.

La signature de ce contrat partenarial est un démonstrateur majeur de la dynamique engagée et marque une étape clé dans le rapprochement des principaux acteurs de la recherche en santé à Nantes. Il entend également prolonger la Déclaration commune de Nantes, de décembre 2025, qui pose pour la 1ere fois des principes communs entre France Universités, les conférences des CHU et l’Inserm visant à dynamiser la recherche en santé. Le contrat de partenariat signé le 14 septembre  constitue le premier contrat de site destiné à décliner cette ambition.

De manière concrète, il se traduit par :

  • La simplification des conditions d’accès des chercheurs aux collections d’échantillons biologiques (biocollections) et aux données de santé, ainsi que des règles de partage de la propriété intellectuelle des résultats de recherche, pour l’ensemble des Unités mixtes de recherche (UMR) en santé du site nantais ; ces accords de principe entre les institutions doivent permettre aux chercheurs de faire l’économie de négociations souvent complexes avant de pouvoir mettre en œuvre un projet de recherche.
  • La création d’un doctorat de recherche clinique translationnelle. La mise en place de ce doctorat vise à favoriser la valorisation des travaux de recherche clinique menés par les professionnels du site dans le cadre d’une thèse de science.
  • La mise en place d’un processus de protection du temps recherche des professionnels hospitalo-universitaires, par la formalisation et l’octroi de moyens dédiés – notamment la mise à disposition de remplacements médicaux ou paramédicaux permettant aux praticiens de se consacrer à la recherche tout en assurant la continuité de l’offre de soins ; ce dispositif doit voir le jour à l’occasion des prochaines nominations de personnels hospitalo-universitaires.
  • Le déploiement d’une stratégie de recrutement international pour les personnels hospitalo-universitaires, chercheurs et universitaires afin d’attirer des talents au sein du territoire nantais.

Par ailleurs, le CHU de Nantes est associé à la cotutelle de deux unités mixtes de recherche : l’institut du thorax (UMR-Inserm 1087) et le Centre de recherche en transplantation et immunologie translationnelle (CR2TI), à partir du 1er janvier 2028, sous réserve des évaluations et accords nécessaires. Réciproquement Nantes université devient cotutelle du centre d’investigation clinique. Cette mesure témoigne de la volonté de renforcer la mixité des structures de recherche, c’est-à-dire la participation conjointe des institutions à leur gouvernance, leur financement et leur développement scientifique.

Une dynamique de territoire tournée vers la recherche en santé

 Ce contrat partenarial officialisé entre trois acteurs incontournables du Quartier de la santé constitue une avancée majeure afin d’accélérer la recherche en favorisant le passage des découvertes scientifiques vers des applications concrètes pour les patients.

« Ce contrat de site témoigne de l’ambition nantaise : accroître encore le rayonnement recherche de notre territoire. L’objectif est d’investir plus sur la recherche en santé et de simplifier la vie du chercheur pour gagner du temps et dégager une « capacité à faire » supplémentaire. En faisant de l’attractivité HU notre priorité (et en y consacrant des moyens), en concrétisant des accords de principe sur la propriété intellectuelle, les échantillons et la data, en participant aux tutelles de 2 unités mixtes de recherche, nous créons les conditions d’une recherche toujours plus directement adaptée aux besoins des patients. C’est une formidable opportunité pour renforcer l’excellence médicale et scientifique nantaise et accélérer l’émergence des innovations diagnostiques et thérapeutiques de demain. », a déclaré Philippe El Saïr, directeur général du CHU de Nantes

 

Projet unique d’envergure européenne, le quartier de la santé actuellement en construction comprend quatre composantes :

  • Le nouvel hôpital Loire Santé : 230.000 m2, 13 bâtiments. Plus grand projet hospitalier en cours pivot du quartier de la santé
  • L’Institut de Recherche Loire Santé, au sein du nouvel hôpital : il rassemblera notamment des Unités mixtes de recherche de Nantes Université et de l’Inserm collaborant avec les équipes de soin et de recherche clinique du CHU dédiées notamment aux pathologies cardio-neurovasculaires et métaboliques ainsi qu’aux pathologies inflammatoires, infectieuses, auto-immunes et liées à la transplantation.
  • Le campus santé Franceline Ribard : composé des facultés de santé et des formations paramédicales (infirmier…), il comptera 10 000 étudiants.
  • Le bâtiment Gina : véritable hub d’innovation, il constitue le premier bâtiment d’un ambitieux projet territorial, Archipel S. Gina accueille des start-ups, des PME, des grandes entreprises ainsi que la Fabrique de l’innovation en santé du CHU de Nantes.

 

L’unité de lieu entre ces différentes composantes du quartier de la santé favorisera ainsi les échanges et les projets de recherche communs entre chercheurs, étudiants, entrepreneurs et professionnels du soin. Le contrat partenarial (intitulé « contrat de site ») officialisé entre Nantes Université, le CHU de Nantes et l’Inserm s’inscrit pleinement dans cette dynamique en facilitant les collaborations entre les professionnels du site nantais. Il doit permettre de mieux faire circuler les compétences, ainsi que les ressources expérimentales et cliniques, et les données, entre les laboratoires de recherche et l’hôpital.

 Cette démarche innovante vise à transformer en profondeur le cadre de la recherche en santé, en amplifiant le rayonnement du futur quartier de la santé. Celui-ci créera une unité de lieu entre le soin (un hôpital de court séjour sur 13 bâtiments et 230.000 m2), l’enseignement (le campus Franceline Ribard), l’Institut de Recherche Loire Santé (qui regroupera les unités Inserm) et Archipel S (projet tourné vers la création de valeur en santé).

La rédaction avec le CHU de Nantes

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