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Canicule : Marseille a pu gérer cette situation extrême

La France a connu cet été une vague de chaleur tout à fait inhabituelle tant sur le plan de la durée que de l'intensité obligeant les hôpitaux à faire face à une situation sanitaire exceptionnelle. Marseille, ayant tiré les enseignements de la vague de chaleur de 1983 grâce notamment aux études du laboratoire de santé publique (Pr SAN MARCO) et à l'implication de tous les acteurs du domaine sanitaire et social, a pu gérer de manière remarquable cette situation extrême.

La France a connu cet été une vague de chaleur tout à fait inhabituelle tant sur le plan de la durée que de l’intensité obligeant les hôpitaux à faire face à une situation sanitaire exceptionnelle. Marseille, ayant tiré les enseignements de la vague de chaleur de 1983 grâce notamment aux études du laboratoire de santé publique (Pr SAN MARCO) et à l’implication de tous les acteurs du domaine sanitaire et social, a pu gérer de manière remarquable cette situation extrême.

La population marseillaise, plus habituée à la chaleur, a été réceptive aux campagnes de sensibilisation relayées par les médias et a appliqué les mesures de prévention.
D’autre part, la culture méditerranéenne est plus axée sur le respect de la personne âgée.

L’analyse au jour le jour a permis de constater une progression de la fréquentation des urgences et du nombre des décès, certes limitée, depuis le début du mois de Juin. ( les températures ont été très élevées depuis la fin du mois de Mai ).

Admissions au service d’accueil des urgences (SAU)
La situation dans les hôpitaux ne s’est pas révélée catastrophique ou critique.
Au niveau des services d’urgences, une affluence un peu plus importante a été constatée notamment de la part des personnes âgées de plus de 75 ans mais globalement la canicule n’a pas entraîné de saturation dans les services d’urgences de l’AP-HM.

Admissions aux SAU (période du 25 mai au 26 août 1999, 2000, 2001, 2002, 2003)

Total SAU -1999 – 2000 – 2001 – 2002 – 2003
Total SAU 40585 43406 43849 43760 46976

Dont pe. âgées + de 75 ans 1999 2000 2001 2002 2003
Dont pe. âgées + de 75 ans 2207 2492 2975 3107 3550

Ecart 2003/moyenne 1999, 2000, 2001, 2002

Total SAU 9,5 %
Dont pe. âgées + de 75 ans 31,7%

Nombre de décès
Grâce à son expérience de la canicule, Marseille n’a pas non plus connu de surmortalité exceptionnelle.

Enquête diligentée par l’INVS Institut National de Veille Sanitaire (8 Août au 19 Août 2003) :
Cette enquête portait sur la période du 8 août 2003 à 0h00 au 19 août 2003 à minuit et demandait le nombre de décès à l’hôpital et le nombre de décès par coup de chaleur lié aux conditions climatiques. Cette enquête a été menée par le laboratoire de Santé Publique : Pr SAN MARCO, Pr SAMBUC.
Pour l’AP-HM, 105 décès toutes causes confondues ont été recensés dont 5 ont pu être imputés à des coups de chaleur.

Nombre de décès pour la période du 25/05 au 26/08 (années 1999, 2000, 2001, 2002, 2003)

Tranche d’âge + de 75 ans
1999 : 229 – 2000 :255 – 2001 : 278 – 2002 :267-2003: 351

Tranche d’âge – de 75 ans
1999 :409 – 2000:383 – 2001:384 – 2002: 393- 2003 : 418

Tranche d’âge Total
1999: 638 – 2000 : 638 – 2001 :662 – 2002 :660 – 2003 :769

Ecart 2003/moyenne 1999, 2000, 2001, 2002

+ de 75 ans 36,4%
– de 75 ans 6,6%
Total 18,4%

Dans ces conditions particulièrement difficiles, le personnel hospitalier a une nouvelle fois démontré son implication, son professionnalisme et sa capacité à se mobiliser pour accomplir sa mission auprès des malades.

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