Cell For Cure, vers les médicaments de thérapie cellulaire : un projet reconnu

Auteur /Etablissement :
Remplacer des cellules déficientes par des cellules saines, tel est l’enjeu du projet Cell for Cure (C4C) qui vient d’être retenu dans le cadre des investissements d’avenir fléchés sur « les projets structurants des pôles de compétitivité ». Cell for Cure fabriquera des produits de thérapie cellulaire en vue de l’obtention de leur autorisation de mise sur le marché (AMM) dans les 5 années à venir.

Remplacer des cellules déficientes par des cellules saines, tel est l’enjeu du projet Cell for Cure (C4C) qui vient d’être retenu dans le cadre des investissements d’avenir  fléchés sur « les projets structurants des pôles de compétitivité ».  Cell for Cure fabriquera des produits de thérapie cellulaire en vue de l’obtention de leur autorisation de mise sur le marché (AMM) dans les 5 années à venir. Les thérapies cellulaires désignent les greffes de cellules visant à restaurer les fonctions d’un tissu ou d’un organe lorsqu’elles sont altérées par un accident, une pathologie ou le vieillissement.
Un projet collaboratif exemplaire accompagné par l’Etat
Ce projet collaboratif réunit les CHU de Bordeaux, Lille, Nantes, Toulouse, les Hospices civils de Lyon, l’Etablissement Français du sang (EFS) Aquitaine Limousin et Pyrénées Méditerranée, le Laboratoire de Fractionnement Biologique (LFB) et les sociétés Celogos et CleanCELLS.
Cell For Cure a obtenu un financement global de l’Etat à hauteur de 28,5 M€ dont 20M€ sous forme de subvention et 8,5M€ sous forme de prêt remboursable. Les EFS seront chargés de l’optimisation des procédés de culture cellulaire, les entreprises Celogos et CleanCELLS du développement des procédés de fabrication et de distribution et les CHU des essais cliniques.
Le CHU de Toulouse en pointe en cardiologie
Le CHU de Toulouse est récompensé par son travail de recherche clinique sur l’utilisation des Cellules Souches Mésenchymateuses CSM pour améliorer la fonction cardiaque des personnes victimes d’un infarctus du myocarde grave, à travers notamment le programme MESAMI dont le Pr. Jérôme RONCALLI est l’investigateur coordinateur. Il obtient grâce à ce financement représentant 25% de la somme globale attribuée, c’est-à-dire plus de 7 M€ sous forme de subvention, l’assurance de poursuivre ce long travail de recherche clinique initié il y a plus de 6 ans avec les partenaires locaux comme l’EFS-PM (Pyrénées Méditerranée) et l’Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaire (I2MC).

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.