Centre de référence maladies rares neurologiques et neuromusculaires

Auteur /Etablissement :
Labellisée Centre de référence caribéen des maladies rares neurologiques et neuromusculaires (CeRCa), le 12 Juillet 2006, l'Unité du Dr Rémi Bellance a reçu avec fierté cette accréditation, véritable reconnaissance nationale du travail accompli depuis 13 ans et de l'excellence des équipes.

Labellisée Centre de référence caribéen des maladies rares neurologiques et neuromusculaires (CeRCa), le 12 Juillet 2006, l’Unité du Dr Rémi Bellance a reçu avec fierté cette accréditation, véritable reconnaissance nationale du travail accompli depuis 13 ans et de l’excellence des équipes.

Expertise, soins en filière, épidémiologie, avancées thérapeutiques… le CeRCa remplit de nombreuses missions au service du patient :

. Expertise médicale. Plusieurs spécialistes, experts dans leur domaine, assurent les consultations spécialisées de neurologie et de myologie, de neuropédiatrie, de neuro-orthopédie, de médecine physique et réadaptation appareillage, de psychologie médicale et de neuro-cutanée.

. Soins organisés en filière avec un ensemble de compétences pluridisciplinaires hospitalières. Le CeRCa propose aussi des consultations multidisciplinaires en alternance enfant/adulte tous les vendredis. Le patient est accueilli dès 8 h par les secrétaires médicales, puis effectue ses bilans et est vu par tous les spécialistes dont il aurait besoin. A l’occasion des consultations multidisciplinaires, l’équipe médicale est renforcée par des cardiologues, un pneumologue et des chirurgiens orthopédique.

. Prise en charge globale du patient avec une partie médico-sociale assurée par une ergothérapeute , une assistante sociale, une neuropsychologue et deux orthoprothésistes.

.Recours au-delà du territoire de santé. Plusieurs actions de coopération médicale sont menées avec Sainte-Lucie, la caraïbe anglophone, la Dominique, la Guyane, la Guadeloupe et la France.

. Analyses. Son laboratoire innovant est en mesure de donner des diagnostics histologiques, histochimiques et immunohistologiques et bientôt des diagnostics de biologie moléculaire.

. Observatoire épidémiologique. Dans sa base de données, il centralise les informations. 3 352 patients dont 2 322 pour les maladies rares avec près de 1 000 dossiers pour les maladies neuromusculaires, 414 pour les maladies neurologiques du système nerveux central et 321 pour les maladies neurogénétiques.
En 2006, 689 patients étaient recensés en file active dont 113 ont été vus pour la première fois. Durant le premier semestre 2007, le centre a accueilli 664 patients dont 156 nouveaux cas. Des chiffres certes en augmentation, mais il reste encore beaucoup à faire quant au recensement notamment par la mise en place d’un réseau hôpital – ville.

La prévention des affections incurables que sont ces maladies génétiques rares et l’amélioration d’une qualité de vie pour ces patients lourdement handicapés restent la constante préoccupation de l’équipe. A terme, le CeRCa se mobilise pour proposer des soins issus de la recherche clinique et des essais thérapeutiques innovants afin de donner plus qu’un espoir aux familles qui lui font confiance.

Rappel
L’Unité de Neuromyologie a été créée en 1993 au CHU de Fort de France avec le soutien de l’Association Française contre les Myopathies (A.F.M) et la contribution du Conseil Général.

D’après un article de B. PELAGE-VALERE, CeRCa

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.