L’activité de prélèvements d’organes et de tissus a progressé de 15 % en 3 ans, au CHU de Toulouse ainsi qu’en Midi-Pyrénées. En 2014, près de 100 situations de mort encéphalique ont été dépistées au CHU de Toulouse. Parmi ces patients, cinquante et un d’entre eux ont été donneurs d’organes. Pour l’ensemble de la région Midi-Pyrénées, ce sont 142 situations de mort encéphalique et 73 dons qui ont été recensés dans les établissements publiques et privés. Une évolution qui traduit à la fois une meilleure compréhension du don proches et un savoir-faire des équipes très mobilisées. Des évolutions de fond porteuses d’espoir pour les patients en attente de greffes et qui placent la région au niveau des moyennes nationales.
Des réticences levées par une meilleure adhésion des proches
Les taux de réussite technique des greffes et le service réel qu’elles rendent sont mieux connus de la communauté soignante. L’opportunité du don d’organes est une chance pour les patients et les équipes de réanimation portent ce message de plus en plus souvent.
Dans le même temps, les proches des donneurs potentiels comprennent mieux cette situation et abordent plus spontanément le sujet. Des facteurs culturels qui influencent la progression de l’activité de prélèvement assurée par les équipes de santé, publiques et privées de Midi-Pyrénées.
Le don de cornées couvre enfin les besoins
Dans le même temps, plus de 370 personnes ont fait don de leurs cornées dans toute la région. Une générosité qui permet de réduire les délais d’attente de greffe des patients puisque désormais les dons couvrent enfin l’augmentation des besoins.
Le don, une démarche solidaire
La greffe est une médecine complexe dont la réussite ne saurait être attribuée au seul mérite des équipes médicales et soignantes hautement qualifiées et compétentes. Il faut aussi rendre hommage aux personnes qui se sont exprimées de leur vivant en faveur du don et à leurs proches qui ont su accompagner cette démarche solidaire.
L’unité de coordination hospitalière des prélèvements d’organes et de tissus
Créée en juillet 1998, en conformité avec les règles de bonnes pratiques édictées par les lois de bioéthiques de 1994, l’unité se compose d’infirmières, de cadre de santé et de médecin coordonnateur. Leur implication a contribué à la définition d’un cadre de prélèvement multiorganes dans les établissements de santé de Midi-Pyrénées déployé au sein d’un réseau.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage
Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.



