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Hépatite alcoolique sévère : un nouveau traitement améliore le taux de survie

La combinaison de deux traitements un anti-oxydant et un anti-inflammatoire vient de prouver son efficacité en cas d’hépatite alcoolique sévère. Une avancée déterminante pour des milliers de patients* atteints par cette forme très grave de maladie du foie et dont le pronostic vital est engagé à 6 mois. La communauté scientifique a salué la découverte amiénoise par une publication dans la prestigieuse revue internationale « The New England Journal of Médicine » **. La recherche a été portée par deux équipes : celle du Professeur Nguyen-Khac, chef de service d’Hépato-Gastoentérologie du CHU d’Amiens-Picardie et celle de l’INSERM 24 « Alcoolisation précoce et vulnérabilité à la dépendance » de l’Université de Picardie Jules Verne.

La combinaison de deux traitements un anti-oxydant et un anti-inflammatoire vient de prouver son efficacité en cas d’hépatite alcoolique sévère. Une avancée déterminante pour des milliers de patients* atteints par cette forme très grave de maladie du foie et dont le pronostic vital est engagé à 6 mois. La communauté scientifique a salué la découverte amiénoise par une publication dans la prestigieuse revue internationale « The New England Journal of Médicine » **. La recherche a été portée par deux équipes : celle du Professeur Nguyen-Khac, chef de service d’Hépato-Gastoentérologie du CHU d’Amiens-Picardie et celle de l’INSERM 24 « Alcoolisation précoce et vulnérabilité à la dépendance » de l’Université de Picardie Jules Verne.

Le Professeur Nguyen-Khac a eu l’idée d’associer un traitement anti-oxydant au traitement anti-inflammatoire classique, compte tenu du déficit fréquent en anti-oxydant du foie alcoolique. L’étude menée sur 174 patients a démontré une amélioration significative de la survie des patients à 1 mois de traitement, accompagnée d’une bonne tolérance. Plus précisément le traitement combiné réduit de 16% le nombre de décès à 1 mois  (24% des patients traités par corticoide seul décèdent au bout d’un mois contre 8% avec le N-acétylcystéine). Ce nouveau médicament, le N-acétylcystéine,  est en fait une très ancienne molécule. Peu coûteux, il va permettre d’améliorer le pronostic vital des patients atteints d’hépatite alcoolique sévère. 
L’hépatite alcoolique aigüe sévère est une des formes les plus graves de la maladie alcoolique du foie. Elle touche des personnes ayant une consommation excessive et chronique d’alcool, généralement supérieure à 50 grammes d’alcool par jour (5 verres) pendant plus de 3 à 6 mois. La maladie est caractérisée par une défaillance du foie (insuffisance hépatique) et une jaunisse intense pouvant conduire à un coma, puis au décès dans 40 à 45% des cas dans les 6 premiers mois. Le traitement de référence pour cette pathologie associe l’arrêt de la consommation d’alcool et la prise de cortisone en raison du caractère très inflammatoire de la maladie. Mais malgré ce traitement, 35% des malades meurent au terme d’un suivi de 6 mois. Les premiers essais ont montré que le nouveau traitement repoussait l’échéance fatale.

* En 2008, une enquête a recensé plus de 3 800 patients traités pour hépatites alcooliques en France
** Nguyen-Khac E et coll, Glucocorticoids plus N-acetylcysteine in Severe Alcoholic Hépatitis", The New England Journal of Medicine 2011; 365 10 novembre 2011

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