Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Le CHR s’implique dans une action exemplaire de santé communautaire et de travail en réseau

Des "femmes relais santé" au service de la santé des habitants du quartier de l'Argonne à Orléans Elles se prénomment Marieta, Haby, Oumhani, Joachime, Ginette, Nina, Patricia. Elles sont originaires du Sénégal, de l'ancien Congo Belge, d'Algérie, d'Italie, de Mauritanie. La plupart d'entre elles vivent sur le quartier de l'Argonne à Orléans depuis plus de 20 ans. Elles parlent, à elles toutes, 13 langues différentes (poular, limgala, swaili, ki kongo, bambara, wolof, kabyle, berbère, arabe, anglais, soninke, italien, français). Elles ne sont pas des soignantes. Elles ne sont pas de la police, encore moins des assistantes sociales. Leur mission est de faire le relais entre les habitants et les professionnels de santé : ce sont des « femmes relais santé » qui savent délivrer des messages de prévention, orienter et accompagner les habitants dans leurs démarches de soins et de santé.

Elles travaillent avec tous les professionnels de santé du quartier (Pharmaciens, médecins), les intervenants sociaux, la Protection Maternelle Infantile (PMI)…

Des liens forts existent aussi avec des professionnels de santé des services diététique, médecine interne, maternité du Centre Hospitalier Régional d’Orléans.

De nombreux professionnels de santé, du secteur sanitaire et social, de l’éducation se sont engagés dans cette démarche de santé communautaire*.

Pour en garantir la réussite, un comité de pilotage a été constitué.

Il regroupe les associations ADAMIF, AMFAD, AFAD, APLEAT, CODES 45, le réseau ville hôpital sida 45, la régie de quartier Argonne Service Plus, le réseau d’échanges réciproques de savoirs, le Conseil Général/UTAS Orléans Nord, le DSU Argonne, la direction Environnement Santé de la ville d’Orléans, et le Centre Hospitalier Régional d’Orléans.

Ensemble, professionnels et habitants se reconnaissent, se forment, apprennent des uns et des autres en permanence pour faciliter l’accès à la prévention et aux soins des publics les plus éloignés du système de santé.
Dans l’interaction avec les soignants, les professionnels de la santé et du social, les  » femmes relais santé » apportent des clefs de lecture concernant la culture, la religion, les croyances.
C’est d’une grande richesse pour mieux travailler avec les habitants et les patients.

Le réseau Ville Hôpital sida 45, porteur des actions formation des « femmes relais santé », a d’ailleurs été récompensé, en février dernier, à Lyon lors d’un colloque organisé par le Laboratoire Bristol Myers Squibb pour ce projet de santé communautaire et le travail en réseau accompli depuis plus de trois ans autour de ces « femmes relais santé ».

CONTACT S :
– Réseau ville-hôpital SIDA 45 :
Coordonnatrice : Maryse TOURNE 02 38 74 40 15
Fax : 02 38 74 40 05 Messagerie : href= »mailto:ressida45@aol.com »
– Comité Départemental d’Education pour la santé du LOIRET (CODES 45)
Chargé de projet : Romain LANIESSE
Tél. fax : 02 38 54 50 96
Messagerie : href= »mailto:codes45@online.fr »

* santé communautaire
La santé communautaire implique une réelle participation de la communauté à l’amélioration de sa santé : réflexions sur les besoins, les priorités ; mise en place, gestion et évaluation des activités. Il y a santé communautaire quand les membres d’une collectivité, géographique ou sociale, réfléchissent en commun sur leurs problèmes de santé, expriment des besoins prioritaires et participent activement à la mise en place et au déroulement des activités les plus aptes à répondre à ces priorités.
(Source : MANCIAUX M., DESCHAMPS J-P. La santé de la mère et de l’enfant, Flammarion Médecine Sciences, Paris, 1978, p.31.)

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.