Le travail de mémoire du CHU de Dijon

Auteur /Etablissement :
Après 8 siècles de présence au cœur de la ville, sur le site de l’hôpital général dont certains bâtiments sont protégés au titre des monuments historiques*, le CHU de Dijon s’est installé à 3,2 km de là, au lieu dit Bocage Central dans des locaux à l’architecture futuriste. Processus normal de développement d’un hôpital universitaire pour certains, révolution culturelle pour d’autres. Pour accompagner ce saut dans le 3ème millénaire et faire transition, le CHU a déployé une politique de gestion de son patrimoine

Après 8 siècles de présence au cœur de la  ville, sur le site de l’hôpital général dont certains bâtiments sont protégés au titre des monuments historiques*, le CHU de Dijon s’est installé à 3,2 km de là, au lieu dit Bocage Central dans des locaux à l’architecture futuriste. Processus normal de développement d’un hôpital universitaire pour certains, révolution culturelle pour d’autres. Pour accompagner ce saut dans le 3ème millénaire et faire transition, le CHU a déployé une politique de gestion de son patrimoine et de valorisation à travers une série d’expositions. Renouvelées tous les 6 mois, ces rétrospectives racontent l’histoire du soin au fil des siècles. Elles accueillent le public dans le hall de Bocage Central où un espace muséographique leur est réservé et se prolongent  dans les différents espaces d’attente du rez-de-chaussée. Témoins du quotidien des équipes en des temps révolus, elles créent une passerelle entre les métiers et savoirs passés, présents et d’avant-garde.
Un comité de pilotage réunissant des représentants de tous les personnels a défini les thématiques. Du 4 octobre 2012 au 15 mars 2013, l’exposition « Le CHU de Dijon : un demi-siècle sur le site du Bocage ! »  retrace en onze vitrines, les débuts de la stérilisation, le service hospitalier, la radiologie, la dermatologie, la chirurgie, le repas des patients et le lien entre l’hôpital et l’université. Elle succède aux « objets témoins du parcours hospitalier » première exposition du cycle qui s’était tenue du 16 janvier au 15 avril 2012 et qui donnait à voir une sélection de 40 objets et documents.  Un condensé d’archives qui témoignait des tentatives déployées pour combattre le mal et rappelait les innovations qui ont révolutionné la médecine. Parmi elles des pièces étonnantes comme une jambe en cuivre  utilisée pour faire le vide d’air sur un membre enfermé hermétiquement afin de lutter  contre les hémorragies.
Retour sur 8 siècles d’histoire
A Dijon, plus qu’ailleurs, les soins hospitaliers furent influencés par la présence du personnel soignant ecclésiastique et des gestionnaires de l’église ;  un ministère de 700 ans, particulièrement long au regard des autres cités. A partir du XVIIIème, les nouveaux responsables  laïcs firent table rase du passé et beaucoup d’accessoires furent disséminés dans les autres établissements. A ce jour, près de 261 pièces ont été déposées auprès des musées de la Vie bourguignonne et d’Art sacré -dont la quasi totalité sont protégés au titre des Monuments historiques. Il a fallu mener un travail de fourmi pour dresser l’inventaire des articles « d’Art et d’histoire » achetés par l’hôpital pour les malades et les soignants. Des pièces rares et de qualité, à valeur ethnologique  ont été remarquées par le service des Monuments historiques : meubles, ustensiles de cuisine, matériel de secrétariat, outils de menuiserie qui rappellent l’évolution des métiers hospitaliers, objets scientifiques et techniques  attachés aux domaines de la recherche et objets médicaux qui renvoient aux différentes spécialités.
Une vente aux enchères
Parallèlement au recensement et à cet effort de conservation et d’exposition orchestré par Adeline Rivière, Chargée des collections patrimoniales, le CHU va se défaire d’objets qui ont un intérêt intrinsèque mais sans rapport direct avec l’histoire de l’hôpital. A cette fin, il organise une vente aux enchères le 1er décembre 2012 à partir de 14h15 à l’Hôtel des ventes des Maîtres de Vrégille et Cortot, en étroite collaboration avec le service des monuments historiques et l’Agence Régionale de Santé. Les objets ainsi vendus poursuivront leur histoire et connaîtront une mise en  valeur que le CHU ne peut leur offrir. Les bénéfices de la vente seront alloués à la mise en valeur du patrimoine mobilier.

Quant aux archives historiques du CHU, elles ont été déposées auprès des Archives Départementales afin de faciliter la consultation de ces documents publics.
*la Chapelle Sainte-Croix-de Jérusalem est classée au titre des Monuments historiques, le reste des parties anciennes est inscrit pour les façades et toitures

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.