Les 20 ans d’un CHU particulièrement dynamique

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12 mars 1984 : ouverture le de l'Hôpital de la Meynard rebaptisé Hôpital Pierre Zobda Quitman. Tous les lits de l'Hôpital Civil, qui ferme ses portes, y sont transférés comme tous les lits chirurgicaux et militaires de l'Hôpital Clarac. 2004 : le CHU de Fort-de-France célèbre ses 20 ans dans la liesse. « Il faut le crier à tue-tête, pour que la fête soit feu de joie. Vingt ans à trimer pour la santé de son pays, à voir passer tant de souffrances et d'espérance ! » s'exclame Joseph Baltide, Président du Conseil d'administration.

12 mars 1984 : ouverture le de l’Hôpital de la Meynard rebaptisé Hôpital Pierre Zobda Quitman. Tous les lits de l’Hôpital Civil, qui ferme ses portes, y sont transférés comme tous les lits chirurgicaux et militaires de l’Hôpital Clarac.
2004 : le CHU de Fort-de-France célèbre ses 20 ans dans la liesse. « Il faut le crier à tue-tête, pour que la fête soit feu de joie. Vingt ans à trimer pour la santé de son pays, à voir passer tant de souffrances et d’espérance ! » s’exclame Joseph Baltide, Président du Conseil d’administration.

Devenu en deux décennies l’un des hôpitaux les mieux équipés de la Caraïbe, le CHU de Fort-de-France assure l’autonomie sanitaire de la Martinique ; indépendance conquise grâce aux efforts de ses 3 400 agents. « Situé à 7 000 km de la métropole, l’établissement n’a pu compter que sur ses propres énergies !  » rappelle son directeur général Annie Ramin dans la brochure éditée à l’occasion de l’événement.

Avec près de 60 services qui couvrent toutes les disciplines médicales et chirurgicales, le CHU accueille chaque année 45 000 malades et réalise 438 000 consultations. En ce début de troisième millénaire, le CHU regarde avec fierté les transformations majeures si vite accomplies et se tourne résolument vers l’avenir fort de ses nouveaux et ambitieux projets : poursuivre la modernisation de l’offre de soins, développer l’enseignement médical en Martinique, intensifier la recherche clinique et fondamentale et renforcer sa vocation caraïbéenne.

Le CHU de Fort-de-France aujourd’hui
Etablissement hospitalo-universitaire de 1 283 lits et places, le CHU de Fort-de-France se compose de quatre hôpitaux :
– l’Hôpital Pierre Zobda-Quitman qui rassemble les services de médecine et de chirurgie,
– l’Hôpital de la mère et de l’enfant Victor Fouche,
– l’Hôpital Clarac spécialisé en oncologie et radiothérapie, et abritant le Centre Spécialisé de Soins aux Toxicomanes,
– le Centre Emma Ventura qui comporte un service de médecine physique et de réadaptation et des lits de maison de retraite.
Cette offre de soins complète permet de répondre à l’essentiel des besoins des patients : le taux de transfert est passé en dessous des 2% ! Les Martiniquais constituent la grande majorité des patients dont un tiers est domicilié à Fort-de-France. Cependant le CHU accueille également des malades originaires des îles ou des départements voisins.

Bientôt un nouveau pôle Femme-Mère-Enfant verra le jour.
Avec un investissement de 55 millions d’euros, ce programme constitue l’axe majeur du projet d’établissement 2000-2006. On peut également citer les projets concernant la cardiologie, les urgences, la cancérologie, le SAMU, l’intelligence artificielle à travers le projet ISIS en cours ainsi que l’acquisition d’un Morphotep.

Quant au plateau technique, il comprend 6 000 appareils, dont une IRM, un scanner, un appareil de coronarographie numérisée, un système de neuronavigation, deux gammas caméras dont l’une à double tête dynamique, deux accélérateurs linéaires de particules dont l’un avec collimateur multilames pour remplacer la bombe au cobalt, etc . Les personnels biomédicaux et les entreprises martiniquaises mettent un point d’honneur à assurer le bon fonctionnement de cet équipement de pointe malgré l’éloignement des centres de production européens.

L’enseignement : là aussi, l’autonomie est le maître mot
« L’objectif est de former dans notre région des étudiants en médecine originaires de notre région afin qu’ils puissent pratiquer leur art en Martinique explique Annie Ramin. C’est pourquoi nous souhaitons développer avec l’université des Antilles-Guyane un cursus complet des études médicales actuellement limité à la première année. »

La recherche
Pour améliorer la place du CHU à l’échelle nationale (7 programmes Hospitaliers de Recherche Clinique sont en cours), une politique volontariste de développement de la recherche est encouragée en orthopédie, en biologie, en cancérologie, en neurologie, en psychiatrie et en cardiologie. Citons notamment le travail du Dr Delattre sur les biomatériaux notamment sur la nacre comme substitut osseux ou implant, celui du Dr Césaire sur les rétroviraux, le projet de recherche du Pr Azaloux sur les cancers familiaux de la prostate en Martinique, l’étude épidémiologique du Pr Smadja sur la sclérose en plaque, maladie en pleine expansion aux Antilles, l’enquête du Dr Inamo sur l’hypertension artérielle dans la région Antilles-Guyane, les recherches du Pr Charles Nicolas sur la vulnérabilité génétique à la maladie maniaco-dépressive et, chez les toxicomanes, sur les facteurs de vulnérabilité génétique au crack…

La coopération caribéenne
L’attraction forte du CHU de Fort-de-France sur les patients originaires de la Caraïbe a amené l’établissement à instaurer des partenariats avec les pays voisins dans des disciplines très variées : chirurgie infantile avec la Dominique, cancérologie avec Sainte-Lucie, jumelage avec l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti. Des coopérations se poursuivent avec ces îles mais aussi Trinidad, Tobago et Barbade, et en Amérique Centrale (Costa Rica).

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