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Les acteurs du grand âge appelés en première ligne pour la campagne vaccinale anti-COVID

Lundi 7 décembre, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’Autonomie, a organisé, en lien avec Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, une visioconférence avec les fédérations du secteur du grand âge, pour faire un point sur les principes et les enjeux de la première phase de cette stratégie de vaccination.

Lundi 7 décembre, Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’Autonomie, a organisé, en lien avec Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, une visioconférence avec les fédérations du secteur du grand âge, pour faire un point sur les principes et les enjeux de la première phase de cette stratégie de vaccination.
Comme annoncé par le Premier ministre Jean Castex, les personnes âgées résidant en hébergement collectif et dans les unités de soins de longue durée, et les personnels à risque qui y travaillent pourront être vaccinées en priorité contre la COVID-19, conformément aux recommandations rendues fin novembre par la Haute autorité de santé (HAS).

Une vaccination gratuite et non obligatoire

Cette première phase de la campagne vaccinale représente un défi logistique et organisationnel sans précédent. La ministre déléguée a rappelé qu’elle est avant tout régie par des principes intangibles définis par le Président de la République:
– La vaccination ne sera pas obligatoire. Il est donc essentiel de s’assurer du consentement « libre et éclairé » des personnes âgées qui se feront vacciner ;
– La gratuité du vaccin est un impératif de justice sociale indispensable 
– La sécurité: les premières personnes ne seront vaccinées que si, et seulement si, les vaccins concernés respectent scrupuleusement toutes les règles sanitaires françaises et européennes.

Une cible plus élargie dans la 2eme phase

Après les personnes âgées résidant en hébergement collectif et les personnels à risque qui y travaillent, la cible sera progressivement élargie dans la deuxième phase aux personnes âgées de plus de 75 ans, puis aux personnes âgées de 65 à 74 ans, puis aux professionnels des secteurs de la santé et du médico-social âgés de 50 ans et plus, et/ou présentant une ou des comorbidités.
« Notre ambition est commune et chacun des acteurs du grand âge doit prendre sa part au niveau national, régional, local pour la réussite de cette opération sans précédent. Pendant cette campagne de vaccination, je serai particulièrement attentive à ce que les acteurs soient étroitement associés à tous les niveaux», a précisé Brigitte Bourguignon pour conclure cette réunion. La ministre déléguée a annoncé pour finir qu’elle ferait désormais un point hebdomadaire sur la stratégie vaccinale avec l’ensemble des parties prenantes du secteur du grand âge et de l’autonomie.

Pas encore de date arrêtée pour le lancement de la campagne vaccinale

Lors du point d’information de la Fédération hospitalière de France (FHF) du 8 décembre, Frédéric Valletoux, son président,  a demandé quant à lui à ce que les patients et les personnels se trouvant dans les unités gériatriques soient intégrés à cette première phase de vaccination. Il a aussi insisté sur l’importance de voir clairement exposées par le gouvernement les données scientifiques et la balance bénéfice-risque. «Une nécessité de pédagogie et d’information indispensable pour rassurer et convaincre les Français», estime la déléguée générale de la FHF, Zaynab Riet. Les dirigeants hospitaliers s’impatientent du reste de ne pas voir encore arrêter de date par le gouvernement pour le lancement de cette campagne vaccinale. 
Betty Mamane

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