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Les premiers prélèvements d’organes sur donneur décédé après arrêt circulatoire réalisés à Nancy

Depuis fin mars 2017, le CHRU de Nancy est le 1er établissement de la région Grand Est à avoir obtenu l’autorisation de l’Agence de Biomédecine pour la mise en place des prélèvements sur donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à l’arrêt des thérapeutiques.

L’activité de greffe d’organes progresse, malheureusement moins vite que les besoins. En 2015 en France, 5 746 greffes d’organes ont été réalisées, alors que 21 464 personnes ont eu besoin d’une greffe.
Face à ce constat, le Ministère en charge de la Santé a lancé en 2012 un second Plan Greffe avec des objectifs ambitieux. Parmi les axes stratégiques, le développement de toutes les possibilités de prélèvements d’organes et de tissus à partir de donneurs décédés et de donneurs vivants, en considérant toutes ces sources de greffons comme complémentaires.
Le prélèvement d’organes sur personnes décédées des suites d’un arrêt cardiaque après un arrêt des traitements (catégorie III de Maastricht) s’inscrit ainsi dans le cadre de ce second Plan Greffe.
Depuis fin mars 2017, le CHRU de Nancy est le 1er établissement de la région Grand Est à avoir obtenu l’autorisation de l’Agence de Biomédecine pour la mise en place des prélèvements sur donneurs décédés après arrêt circulatoire suite à l’arrêt des thérapeutiques. 14 établissements en France sont actuellement engagés dans ce protocole.
Les grands principes
– la décision d’arrêt des thérapeutiques chez la personne en fin de vie (définie par la loi Léonetti) reste indépendante du projet de don d’organes ; elle relève exclusivement des équipes de réanimation en lien avec la volonté du patient et ses proches.
– lorsque le processus du prélèvement d’organes s’enclenche, celui-ci n’accélère en rien le décès du donneur. Le médecin réanimateur et l’infirmière de coordination des prélèvements réalisent comme habituellement l’entretien avec les proches.
Un important travail a été mené en amont entre les différentes équipes partenaires du CHRU de Nancy : l’Unité de Prélèvement d’Organes et de Tissus (UPOT), les unités de réanimations, les blocs opératoires des Hôpitaux Urbains et de Brabois, les chirurgiens urologues, les chirurgiens cardiaques, les perfusionnistes, les néphrologues, les laboratoires et le service Transport.
Depuis mars dernier, parmi plusieurs situations médicales éligibles au nouveau protocole, un premier prélèvement de deux greffons rénaux a ainsi pu être réalisé au profit de deux personnes en attente de greffe de rein.
Si dans un premier temps, le protocole porte uniquement sur les prélèvements rénaux, le CHRU de Nancy réfléchit à étendre le dispositif aux prélèvements de foie et de poumon.

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