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Les spécialistes de la prise en charge des brûlés en congrès à Metz

Le 26ème Congrès de la Société Française d'Etude et de Traitement des Brûlures organisé par la Société Française d'Etudes et de Traitement des brûlures se tiendra à Metz les 14,15 et 16 juin, au Centre International des Congrès de Metz, sous la présidence d'honneur de Mr. Jean-Marie Rausch, Maire de Metz, Président de la Communauté d'agglomération de Metz Métropole.

Le 26ème Congrès de la Société Française d’Etude et de Traitement des Brûlures organisé par la Société Française d’Etudes et de Traitement des brûlures se tiendra à Metz les 14,15 et 16 juin, au Centre International des Congrès de Metz, sous la présidence d’honneur de Mr. Jean-Marie Rausch, Maire de Metz, Président de la Communauté d’agglomération de Metz Métropole.

Les professionnels qui concourent au traitement des brûlés, chercheurs, chirurgiens, anesthésistes, rééducateurs et professionnels paramédicaux… assisteront aux tables rondes et symposium consacrés notamment à la gestion des voies aériennes chez le brûlé et aux problèmes médicaux légaux posés par les brûlures.

La notion de « grands brûlés » ou « brûlés graves » renvoie en premier lieu au pronostic vital. Cependant, une brûlure de moindre superficie peut également être grave par ses séquelles fonctionnelles, esthétiques et sociales bien que n’hypothéquant pas la survie. Les progrès de la réanimation et de la chirurgie ont certes amélioré la prise en charge et l’espérance de vie ; il ne faut pas pour autant minimiser la persistance de séquelles parfois importantes ni les difficultés de réinsertion. La phase initiale de prise en charge d’un grand brûlé en service spécialisé débute immédiatement après l’accident pour se terminer quand le recouvrement cutané est assuré et les fonctions vitales stabilisées. Elle dure en moyenne un à cinq mois.

Les thérapeutiques associent intimement traitements généraux et traitements locaux. Dans un contexte de « réanimation-réparation », le rééducateur trouve sa place en s’adaptant aux objectifs prioritaires « dictés » par le réanimateur et le chirurgien. Certes le pronostic vital est au-devant de la scène mais l’avenir fonctionnel ce joue également dans les premiers jours. Le temps nécessaire pour parvenir à la cicatrisation complète des brûlures dépend de l’évolution générale du patient et de la gravité locale de la brûlure, qu’il s’agisse de la profondeur des lésions ou de la surface atteinte qui détermine le capital cutané disponible pour greffer les zones brûlées.

Dès cette phase le rôle du médecin rééducateur devient l’interlocuteur privilégié. Il valide et coordonne les actions des kinésithérapeutes et ergothérapeutes au contact et avec l’équipe de soins infirmiers. Sa conviction pédagogique doit alors s’exercer sans relâche sur tous. Il est ainsi le support d’une volonté collective de rendre fonctionnel un projet de survie. Une fois cicatrisé, le traitement du grand brûlé n’est pas terminé. La rééducation fonctionnelle mérite souvent d’être poursuivie durant plusieurs mois. Les cicatrices doivent être massées quotidiennement, protégées du soleil et le port de vêtements compressifs est indispensable pendant au moins un an. De même les cicatrices bénéficient-elles largement de cures thermales (une à deux par an sur plusieurs années) en stations spécialisées (Saint-Gervais, La Roche Posay…) Vient ensuite le traitement des séquelles ; certes le traitement initial tente de les prévenir au mieux mais elles demeurent souvent sévères.

Le brûlé entre alors dans la phase de chirurgie réparatrice. Plus les séquelles sont importantes plus les espoirs mis en cette chirurgie sont grands: en dépit d’incontestables progrès il convient d’en faire connaître les limites au patient. La face et les mains fréquemment brûlées sont aussi les plus exposées aux regards…. Les reconstruire, restaurer leurs fonctionnalités (motricité des paupières, des lèvres, des mains…) ne sont pas choses simples et de multiples interventions sont le plus souvent nécessaires. Tenant compte de la fréquence des brûlures graves et de l’importance de leurs séquelles en dépit de la qualité des traitements initiaux et des progrès de la chirurgie réparatrice, il paraît INDISPENSABLE d’insister sur le rôle majeur de la prévention sous toutes ses formes.

La Société Française d’Etude et de Traitement des Brûlures (SFETB)
Fondée en 1979, la Société Française d’Etude et de Traitement des Brûlures (SFETB) réunit tous les professionnels intervenant dans la prise en charge des brûlés : chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs, rééducateurs, biologistes, ou des professionnels paramédicaux (infirmières, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, assistants sociaux…)
Sa mission : promouvoir les connaissances sur la brûlure dans ses différents aspects : physiopathologie, clinique, traitement, prévention, recherche… Elle est ainsi en relation avec les professionnels concernés, les organismes nationaux ou internationaux (Ministère de la santé, mission PMSI., OMS…) les organismes de recherche (Inserm….) et les associations de malades (Association des brûlés de France, Association pour la prévention et les soins aux brûlés). Elle publie « brûlures » la revue trimestrielle disponible sur abonnement. Au sommaire des articles originaux, des mises au point, des cas cliniques, des notes techniques, des interviews, des comptes-rendus de lectures et de congrès… Autre édition, le bulletin de la SFETB rapporte les informations émanant des conseils d’administration, des assemblées générales de la société ainsi que des nouvelles des sociétés internationales auxquelles la SFETB est unie. Bureau exécutif du conseil d’administration de la SFETB.
Président Jacques Latarjet, Anesthésisteréanimateur, Lyon href= »mailto:President@sfetb.org »
Vice président Yves Noël Marduel, Rééducateur Sainte-Foy, l’Argentière href= »mailto:Vice.president@sfetb.org »
Secrétaire Jean-François Lanoy, Rééducateur Saint-Sébastien, de Marsent href= »mailto:Secretaire@sfetb.org »

Seul à prendre en charge les grands brûlés adultes dans l’Est de la France, le Centre de traitement des grands brûlés du CHR de Metz-Thionville est un des 19 centres de France métropolitaine. En 2004, il a enregistré 110 entrées et traité 39 enfants et 114 adultes respectivement hospitalisés au service de pédiatrie et au service de chirurgie plastique, esthétique et maxillo-faciale. La situation géographique du Centre lui permet en outre d’accueillir des patients luxembourgeois et belges.

Le service de traitement des grands brûlés du CHR de Metz-Thionville compte neuf chambres dont quatre dites « lourdes » où sont accueillis les brûlés les plus sévères durant toute la durée de leur séjour (pansements, bains et actes chirurgicaux). Une attention particulière est portée à la prévention des infections croisées provoquées par la dissémination bactérienne et pouvant avoir de graves conséquences (dénutrition, septicémie, retard de cicatrisation…). La chambre du patient est en ventilation sous pression positive par rapport aux structures avoisinantes.
Le docteur Michel Meley, chef de service, souligne « l’indispensable multidisciplinarité des des équipes médico-chirurgicales, paramédicales mais aussi des psychiatres, psychologues, kinésithérapeutes, assistants sociaux… la prise en charge, le traitement des brûlés graves nécessitant une totale implication. » En effet l’hospitalisation est parfois longue, 21 jours en moyenne et souvent la sortie se révèle être une épreuve avec des séquelles physiques et psychologiques à surmonter. La réinsertion socioprofessionnelle est d’autant plus difficile que le brûlé sera astreint au port de vêtements compressifs, à des cures thermales et à des interventions de chirurgie plastique visant à diminuer les séquelles… au total une prise en charge s’étend sur plusieurs années.

Le centre de traitement des grands brûlés du C.H.R. de Metz – Thionville dispose d’un secteur de consultations externes prenant en charge le traitement ambulatoire des brûlés les moins atteints, les derniers soins et la surveillance des grands brûlés ayant quitté le centre ce qui représente, selon les années, 2000 à 2500 en consultation ainsi qu’une importante activité de soins infirmiers.

Pour tous renseignements
Secrétariat Scientifique
Dr Michel MELEY / Mme Anita PARIS Service de Chirurgie Plastique
Centre des Brûlés CHR Metz-Thionville, Hôpital Notre de Dame de Bon Secours,
1 place Philippe Vigneulles
BP 81065
57038 Metz cedex 01
Tél : + 33 3 87 55 31 34 Fax : + 33 3 87 55 31 43
Email : href= »mailto:ghibl@club-internet.fr » / href= »mailto:a.paris@chr-metz-thionville.rss.fr » .

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