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Les vertus des Playmobil

Jamais les Playmobil® n'ont eu de mission aussi sérieuse dans le service de chirurgie pédiatrique dirigé par le Professeur Bertrand Fenoll ! De même, tout baigneur à sa fonction. Jouer au papa et à la maman pourquoi pas. Au docteur, c'est encore mieux ! Même les parents adorent et s'y remettent volontiers dans une régression à la hauteur de leurs bambins. Pour comprendre ce petit manège, installons nous en salle de jeu.

Jamais les Playmobil® n’ont eu de mission aussi sérieuse dans le service de chirurgie pédiatrique dirigé par le Professeur Bertrand Fenoll ! De même, tout baigneur à sa fonction. Jouer au papa et à la maman pourquoi pas. Au docteur, c’est encore mieux ! Même les parents adorent et s’y remettent volontiers dans une régression à la hauteur de leurs bambins. Pour comprendre ce petit manège, installons nous en salle de jeu.

Le service propose à l’initiative de Josiane Kerbiriou, infirmière, une consultation gratuite, sans rendez vous, pour les 3-7 ans, voire jusqu’à 10 ans, dans le but d’informer l’enfant et par ce biais les parents de son parcours de soins à l’hôpital, et notamment sur le dramatique bloc opératoire ! Pour cela, une seule méthode : jouer, le mercredi, jour des enfants par excellence, de 15h à 16h. L’équipe s’est bien sûr formée et a acquis une expertise en la matière.

Entre de bonnes mains donc, c’est une façon ludique et détendue, concrète et pratique de découvrir l’univers impitoyable (pour l’enfant) des blouses blanches, roses, vertes et aussi bleues des soignants.

L’approche est dite sensorielle, ou comment un Playmobil® devient un Docteur Anne Steziste, et les équipes du bloc avec leur tenue pas belle, sont masquées et couvertes de vert comme des martiens pourtant très très gentils. Du coup, pour faire passer la pilule, les poupées et autres marionnettes deviennent des cobayes consentants sur lesquels l’enfant peut coller des pansements rigolos et faire des piqûres qui font même pas mal. L’enfant manipule, tripote, écoute, pose des questions, son angoisse est atténuée. A son rythme, il découvre des lits qui ont des roues, les brassards à tension sont comme des bracelets qui gonflent. C’est encore les prises de température, de tension, les poses de perfusion, de plâtre qui sont abordées. Un lieu étrange. Eh oui, il faut quitter le cadre sécurisant du cocon familial.

Les parents ne sont pas abandonnés, ils accompagnent aussi l’enfant aussi pendant ce moment d’information. Une alliance thérapeutique est scellée avec l’équipe soignante. Ici les enfants jouent et les parents apprennent. N’oublions pas que notre CHU a inscrit dans son projet médical 2007 l’information aux patients comme priorité.

Il s’agit donc de guider les parents dans l’appropriation de l’hôpital, d’encourager l’enfant, le laisser exprimer ses représentations teintées de craintes sur l’idée de danger véhiculée par la famille le plus souvent, et qu’il trouve sa place et appréhende cet évènement, sans lui mentir : l’enfant qui ne sait pas peut même demander s’il va mourir. Un enfant n’est-il pas plus désarmé face à l’angoisse que ne peut l’être ses parents ? Sa sérénité peut bien entendu jouer sur la réussite de son hospitalisation.

Cette consultation veut contribuer à faire de ce passage dans l’hôpital une expérience positive, eh oui, et s’il devait revenir ? Chic c’est mercredi !

Nicolas Le Verge

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