Naissance de la Clinique Universitaire du Cancer : une synergie unique

Auteur /Etablissement :
A Toulouse, la signature de l'acte de naissance de la Clinique Universitaire du Cancer s'est déroulée jeudi 16 février, en présence de Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires Etrangères, Président de la Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse, Annie Podeur, Directrice de l'Hospitalisation et de l'Organisation des Soins, représentant M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et André VIAU, Préfet de Région Midi-Pyrénées. Transcendant les clivages traditionnels publics/privés et cliniciens/chercheurs, cet ensemble hospitalier innovant est porteur d'espoir dans la prise en charge qualitative de la maladie pour le plus grand bénéfice des patients.

A Toulouse, la signature de l’acte de naissance de la Clinique Universitaire du Cancer s’est déroulée jeudi 16 février, en présence de Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires Etrangères, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse, Annie Podeur, Directrice de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins, représentant M. Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et André VIAU, Préfet de Région Midi-Pyrénées. Transcendant les clivages traditionnels publics/privés et cliniciens/chercheurs, cet ensemble hospitalier innovant est porteur d’espoir dans la prise en charge qualitative de la maladie pour le plus grand bénéfice des patients.

Un projet fédérateur
Fruit d’une union entre les acteurs régionaux de soins en cancérologie publics et privés, la clinique universitaire du Cancer est la première née des structures qui composeront le futur Cancéropôle toulousain. Ses fondations reposent sur les principes juridiques et éthiques d’une charte* co-signée par les nombreux partenaires du projet : l’Institut Claudius Regaud, le CHU de Toulouse, les établissements de santé privés, le centre de radiothérapie et professionnels libéraux en oncologie de la région réunis en Groupement de Coopération sanitaire et par les 20 hôpitaux généraux de Midi-pyrénées réunis également en Groupement de coopération sanitaire, le réseau régional de Cancérologie ONCOMIP et l’Etablissement Français du Sang. Cette organisation unique en France, née à Toulouse, marque une avancée essentielle en matière de lutte contre le cancer.

Implanté sur l’ancien site d’AZF de Langlade, l’établissement se définit à la fois hôpital du Cancéropôle de Toulouse et comme un centre de recherche et de soins dédié à la lutte contre le cancer.

Pour raccourcir les délais entre la recherche et les applications cliniques et réduire l’inégalité d’accès aux nouveaux traitements, tous les moyens ont été mis en commun. Les compétences des chercheurs et des médecins exerçant dans les secteurs privé et public ont été regroupées autour des patients. Ainsi, on retrouvera sur le même site les unités d’hospitalisation, une unité de recherche clinique, des plates-formes innovantes diagnostiques et thérapeutiques et un espace régional du Cancer dédié à la formation et à l’information des patients et de leur famille.
Dans cet ensemble hospitalier novateur, le patient pourra bénéficier des innovations thérapeutiques appropriées à sa pathologie et d’une prise en charge pluridisciplinaire élargie (radiothérapeutes, oncologues, chirurgiens, …).

Le projet médical de la Clinique Universitaire du Cancer prévoit la délocalisation de l’Institut Claudius Regaud et l’implantation de plusieurs services du CHU de Toulouse. Au total, 1 200 professionnels de santé viendront travailler dans ce nouvel établissement à taille humaine de 60 000 m² comprenant de 312 lits et places. L’opération estimée à 300 millions d’euros bénéficie d’un financement national.

Calendrier du projet
– juillet 2007 : choix de l’équipe de conception du bâtiment
– mars 2008 : fin de la dépollution du terrain d’assiette de la « Clinique Universitaire du Cancer »
– septembre 2008 : début des travaux de construction
– fin 2011 : fin des travaux de construction

Extraits de la charte d’engagement de la « Clinique Universitaire du Cancer »

– La « Clinique Universitaire du Cancer » est conçue et réalisée de manière à préfigurer les centres intégrés d’excellence en oncologie à rayonnement national et international ;

A cet effet,

– La « Clinique Universitaire du Cancer » est dédiée à la cancérologie ;

– Une priorité absolue est accordée à l’innovation et à la recherche ;

– Un continuum est assuré sur le site entre la clinique, la recherche fondamentale et de transfert et l’innovation ;

– La « Clinique Universitaire du Cancer » doit apporter une valeur ajoutée à l’existant et n’a pas vocation à modifier l’architecture de l’offre de soins régionale et interrégionale;

– La prise en charge des patients reposera sur une organisation collaborative par des équipes en synergie sans référence explicite à un établissement ou à une discipline ;

– L’organisation mise en place au sein de la « Clinique Universitaire du Cancer » doit respecter les principes fondamentaux du service public hospitalier et en particulier le principe d’égalité et de neutralité financière à l’égard des patients et le principe de libre choix du patient ;

– Les plates-formes technologiques de diagnostic et de traitements articulées avec la plate-forme recherche sont accessibles à l’ensemble des partenaires suivant les projets poursuivis : il s’agit de permettre aux partenaires d’accéder à des ressources mises en commun dont aucun des acteurs isolément ne pourrait bénéficier ;

– La « Clinique Universitaire du Cancer » a vocation à former aux nouveaux métiers de la cancérologie ;

– La conception des plates-formes technologiques et la gouvernance de la « Clinique Universitaire du Cancer » devront intégrer la nécessaire évolutivité du projet d’innovation et de recherche. »

Pour en savoir plus le dossier de presse

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.