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Nouvelle salle de stéréotaxie : une étape importante en neurochirurgie

La nouvelle salle de stéréotaxie du service de neurochirurgie améliore considérablement les conditions opératoires et post-opératoires pour la pose d'électrodes de stimulation dans le cerveau.

La nouvelle salle de stéréotaxie du service de neurochirurgie améliore considérablement les conditions opératoires et post-opératoires pour la pose d’électrodes de stimulation dans le cerveau.
Le 20 décembre 2010 se déroulait la première intervention dans la nouvelle salle de stéréotaxie du bloc de neurochirurgie du CHU de Nantes . « Il s’agit d’une étape importante dans l’évolution de notre technique stéréotaxique, explique le Pr Jean-Paul Nguyen, chef de service de neurochirurgie, puisque le repérage par ventriculographie (exploration radiographique du ventricule par injection d’un produit de contraste, opaque aux rayons X) est désormais remplacé par une technique qui repose essentiellement sur l’IRM et qui permet de situer directement les cibles. En effet, les principales cibles où l’on veut positionner une électrode de stimulation pour traiter les mouvements anormaux (maladie de Parkinson et dystonie) sont le noyau
sous thalamique et le pallidum interne bien visibles en IRM sur des séquences appropriées.

Un meilleur contrôle de la trajectoire de l’électrode en radiologie classique peropératoire.
L’installation classique de téléradiographie (tubes orthogonaux à cinq mètres du film) a été remplacée par des capteurs plans qui permettent d’obtenir un résultat au moins équivalent, en terme de déformation d’image, mais avec des distances beaucoup moins contraignantes entre le tube et le capteur (3,5 m de profil et 2,5 m de face) compatibles avec une salle d’opération de dimension standard ».

Grâce à cette nouvelle procédure le ciblage gagne en précision, l’intervention est plus courte et plus confortable pour le patient, un avantage qui limite aussi le nombre de complications infectieuses et la durée moyenne de séjour de ces patients.

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