Réa : des vies sauvées en plaçant les patients sur le ventre

Auteur /Etablissement :
Les patients réanimés pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) ont une meilleure espérance de vie s’ils sont allongés à plat-ventre durant au moins 16 heures. C’est ce que vient de démontrer « Proseva », une étude multicentrique randomisée contrôlée menée sur 466 patients dans 27 services de réanimation, du 1 janvier 2008 jusqu’au 25 juillet 2011. Publiés dans le New England Journal of Medecine du 6 juin 2013, ces résultats devraient à terme modifier les protocoles de réanimation.

Les patients réanimés pour un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) ont une meilleure espérance de vie s’ils sont allongés à plat-ventre durant au moins 16 heures. C’est ce que vient de démontrer « Proseva »,  une étude multicentrique randomisée contrôlée menée sur 466 patients dans 27 services de réanimation, du 1 janvier 2008 jusqu’au 25 juillet 2011. Publiés dans le New England Journal of Medecine du 6 juin 2013, ces résultats devraient à terme modifier les protocoles de réanimation.

L’équipe de réanimation médicale de l’hôpital de la Croix Rousse qui a coordonné les travaux , souligne « Ces recommandations ne s’appliquent qu’à 10% des personnes hospitalisées en réanimation :  seuls les patients souffrant d’un SDRA sévère sont concernés. » Les chercheurs ont constaté que des séances quotidiennes d’au moins 16h sur le ventre améliorent l’oxygénation et préviennent les lésions pulmonaires induites par la ventilation mécanique. Des résultats positifs à moduler en fonction de l’expérience des équipes à placer le patient sur le ventre.

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.