Reims signe son contrat de performance

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Le Centre Hospitalier Universitaire de Reims vient de signer un contrat performance avec l'Agence Nationale d'Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) et l'Agence Régionale de Santé de Champagne-Ardenne. Les pistes de travail définies dans le « Contrat Performance » sont complémentaires des dispositions du plan de retour à l'équilibre financier mis en oeuvre par le CHU de Reims depuis le début de l'année 2009. Les bons résultats obtenus par le CHU dans ce cadre se sont déjà traduits par l'attribution d'une aide contractuelle de l'Etat, et lui offrent aujourd'hui la possibilité de s'engager dans un « Contrat Performance ». Objectif : consolider les restructurations déjà engagées par le CHU, de l'accompagner dans la définition d'un nouveau projet immobilier prenant en compte les besoins liés aux projections d'activité et les contraintes financières, et dans la réorganisation de ses plateaux techniques (optimisation du fonctionnement des laboratoires, des blocs opératoires et de l'imagerie). L'ANAP vient également en appui du CHU et de l'ARS de Champagne-Ardenne, pour aider à la structuration de l'offre de soins du CHU au niveau régional. Michael Galy, Directeur général adjoint du CHU de Reims, détaille le contenu de cet accord tripartite.

Le Centre Hospitalier Universitaire de Reims vient de signer un contrat performance avec l’Agence Nationale d’Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux (ANAP) et l’Agence Régionale de Santé de Champagne-Ardenne.
Les pistes de travail définies dans le « Contrat Performance » sont complémentaires des dispositions du plan de retour à l’équilibre financier mis en oeuvre par le CHU de Reims depuis le début de l’année 2009. Les bons résultats obtenus par le CHU dans ce cadre se sont déjà traduits par l’attribution d’une aide contractuelle de l’Etat, et lui offrent aujourd’hui la possibilité de s’engager dans un « Contrat Performance ». Objectif : consolider les restructurations déjà engagées par le CHU, de l’accompagner dans la définition d’un nouveau projet immobilier prenant en compte les besoins liés aux projections d’activité et les contraintes financières, et dans la réorganisation de ses plateaux techniques (optimisation du fonctionnement des laboratoires, des blocs opératoires et de l’imagerie). L’ANAP vient également en appui du CHU et de l’ARS de Champagne-Ardenne, pour aider à la structuration de l’offre de soins du CHU au niveau régional. Michael Galy, Directeur général adjoint du CHU de Reims, détaille le contenu de cet accord tripartite.

Réseau CHU : La décision d’édifier un nouveau CHU de Reims a été entérinée en 2003 par le Conseil d’Administration. Ce vaste programme immobilier prévoyait la reconstruction complète de l’hôpital Robert Debré, de l’hôpital Maison Blanche, de l’American Memorial Hospital, de l’hôpital Sébastopol et de la maison de retraite Roux. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Michael Galy : Plusieurs bâtiments sont d’ores et déjà sortis de terre et seront opérationnels dans quelques mois. Outre le Pôle Logistique et le bâtiment dédié au Pôle de Psychiatrie Adultes, respectivement opérationnels depuis 2007 et 2008, on peut citer le nouvel American Memorial Hospital qui rassemble les activités pédiatriques du CHU (urgences pédiatriques, néonatologie, unité de réanimation infantile et pédiatrique?) et l’hôpital Sébastopol réaménagé pour se consacrer essentiellement aux soins de suite ainsi qu’à la médecine physique et à la réadaptation, avec, en plus, une unité d’accueil de jour destinée à la prise en charge des personnes âgées et une Unité Fixe de Soins Palliatifs.
Enfin, le CHU de Reims assurant également la gestion de quatre maisons de retraite, on compte parmi nos chantiers, la reconstruction de la résidence Roux qui sera achevée au second semestre 2012 et comprendra un secteur spécifique dédié à la prise en charge des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Concernant la reconstruction de l’hôpital Robert Debré et de l’hôpital Maison Blanche qui regroupait les activités de court séjour adultes (CSA), les études menées par l’A.N.A.P. ont conclu à un surdimensionnement du projet qui, au demeurant, n’était pas accompagné d’un plan de financement cohérent, compte tenu du contexte financier tendu de l’établissement.
La construction du C.S.A., selon le projet de 2003, a donc été abandonnée courant 2010 pour ces raisons. Les réflexions actuelles portent donc sur l’étude d’un scénario alternatif qui permettrait de mettre en oeuvre les nécessaires restructurations dans une enveloppe financière maîtrisée.
Le Contrat Performance du CHU de Reims comprend donc une piste de travail dédiée à la définition d’un nouveau projet immobilier ; nous en sommes au début de la démarche. Ce qui semble acquis c’est la nécessité absolue de construire un nouvel hôpital à orientation médicale et de réhabiliter l’Hôpital Robert Debré.
Il s’agit donc d’identifier les besoins capacitaires du CHU sur la base de l’évolution des projections d’activité constatées et prévisionnelles, en lien avec les axes de développement de l’ambulatoire et des coopérations avec d’autres établissements définis dans la piste « stratégie ». Cette étape s’appuiera sur les expertises d’ores et déjà réalisées par l’ANAP. Puis il conviendra de déterminer l’organisation architecturale optimale du site principal du CHU, à travers un schéma directeur d’ensemble, dans un souci constant de prise en compte des contraintes financières et de la nécessaire maîtrise des futurs coûts d’exploitation.

Réseau CHU : De quelle manière l’actualisation du projet médical va-t-elle contribuer à élargir le recrutement des patients ? Quelles actions concrètes vont être mises en oeuvre ?
Michael Galy : Tout d’abord, il faut préciser que le contrat performance n’est pas une solution « clé en mains » mais un outil qui va permettre au CHU de Reims de développer des réponses aux défis auxquels il est confronté. Le contrat matérialise les premières réflexions menées par le CHU, avec l’ANAP et l’ARS. La déclinaison opérationnelle des six pistes identifiées entre aujourd’hui dans sa phase concrète et sera menée au cours des deux prochaines années, en lien étroit avec les chefs de Pôle et les équipes concernées.
Sur la piste « Développer une stratégie et préciser des axes du projet médical mobilisateurs pour le personnel et permettant de renforcer le recrutement des patients », notre action portera principalement sur deux points :
– le développement des coopérations, notamment avec les établissements publics de la région : le CHU souhaite dimensionner ses équipes médicales de manière à pouvoir assurer la mise à disposition de temps médical au profit des établissements périphériques, dans certaines disciplines essentielles (gynécologie-obstétrique, cardiologie, radiologie, pneumologie, anesthésie?).
– l’amélioration des relations du CHU avec la médecine de ville : le service de Gynécologie-Obstétrique a ainsi été choisi comme service pilote pour travailler sur cet axe. Un groupe de travail est d’ores et déjà en place pour structurer la réflexion en la matière et définir des pistes d’amélioration des relations avec la médecine de ville. L’objectif est de produire un premier document de travail listant les améliorations à apporter et les outils et moyens à réunir pour y parvenir.

Réseau CHU : Il est question de regrouper les laboratoires. Quelles améliorations ces restructurations vont-elles apporter en termes d’efficience et de qualité ?
Michael Galy : Aujourd’hui, les laboratoires du CHU sont dispersés sur trois sites (Hôpital Robert Debré/Hôpital Maison Blanche/American Memorial Hospital). Le regroupement sur un site unique permettra d’optimiser leur fonctionnement, notamment en mutualisant une partie des ressources humaines et matérielles autour de regroupement d’activités, tout en maintenant et développant l’activité d’innovation et de recherche. La mise en place d’une plate-forme analytique est également à l’étude.
Compte tenu de la réforme de la biologie médicale (réforme Ballereau), il sera par ailleurs nécessaire d’étudier une possible mutualisation de certaines activités de biologie avec les établissements de la région dans une logique d’efficience au service de tous.

Réseau CHU : Quelles seront les mesures prises pour développer la chirurgie ambulatoire ?
Michael Galy : Le CHU de Reims travaille avec les chefs de Pôle pour identifier les marges de développement potentiel des gestes marqueurs ambulatoires, optimiser le fonctionnement de l’Unité de Chirurgie Ambulatoire et développer ses capacités d’accueil.
Le développement de l’activité de chirurgie ambulatoire fait partie des objectifs d’activité fixés aux pôles dans les contrats internes signés entre les chefs de pôle et le Directeur général de l’établissement.

Le Projet Performance : une transformation durable des établissements
Traduction de l’engagement des parties dans la démarche d’amélioration de l’efficacité et de la qualité du service public dans les hôpitaux, le Contrat Performance concrétise les orientations de la loi «Hôpital, Patients, Santé, Territoires», du 21 juillet 2009, qui place la performance au coeur des politiques publiques pour répondre aux défis du système de santé.
L’impact visé par le Projet Performance porte sur trois dimensions:
– la qualité de prise en charge des usagers
– les conditions de travail et l’attractivité pour les professionnels
– l’efficacité opérationnelle et financière

La performance – Définition
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la performance comme la capacité à mobiliser les ressources disponibles pour améliorer la santé de la population, développer la capacité du système de santé à prendre en compte les attentes de la population et enfin réduire les iniquités de financement du système.

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