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Tours capitale des biomédicaments et…

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… de la promotion d’une nouvelle culture scientifique « Biomédicaments, enjeux économiques et enjeux sociétaux », une réflexion annonciatrice de la révolution que va connaître la planète est organisée le 9 juin 2015 à Tours, ville-siège du pôle régional de recherche et de développement sur les biomédicaments*. L’occasion de sensibiliser le public aux défis d’une médecine de haute précision qui va transformer son rapport à la maladie.

… de la promotion d’une nouvelle culture scientifique

« Biomédicaments, enjeux économiques et enjeux sociétaux », une réflexion annonciatrice de la révolution que va connaître la planète est organisée le 9 juin 2015 à Tours, ville-siège du pôle régional de recherche et de développement sur les biomédicaments*. L’occasion de sensibiliser le public aux défis d’une médecine de haute précision qui va transformer son rapport à la maladie. Cette rencontre se veut aussi médiation entre les experts et une société fascinée par un progrès qu’elle n’arrive cependant plus à assimiler.
« Il faut parler de ce qui bouge, des avancées scientifiques déterminantes. Il faut comprendre l’aventure des biomédicaments d’abord pour notre profit immédiat, l’amélioration de notre santé et aussi pour la jeune génération car ce secteur va être porteur d’emplois » déclare enthousiaste le Pr Hervé Watier qui pilote le laboratoire d’excellence (LabEx) MAbImprove et anime le programme  Ambition Recherche et Développement (ARD) 2020 Biomédicaments.

Pour décrypter les avancées thérapeutiques en termes de santé publique et de développement économique, deux tables rondes réuniront les représentants des patients, des chercheurs, des industriels du médicament, des instances économiques et sanitaires de la région. Thèmes abordés : Les biomédicaments, une révolution pour les patients ? Biomédicaments, une opportunité pour la région Centre Val-de-Loire ? La soirée est ouverte à tous. Pour assister, une inscription en ligne est requise

Derrière cette initiative, une volonté d’insuffler plus de science dans la société et plus de société dans la science !

« La connaissance scientifique générale du public est en retrait du fait de l’hyper-spécialisation des savoirs, d’une communication qui privilégie l’émotionnel et aussi parce que du côté des « sachants » on ne sait pas rendre le savoir simple et accessible » déplore le Pr Watier. Le souci d’ouverture et de partage des connaissances a amené ce spécialiste de l’immunologie biologique à intégrer un pan sciences humaines et sociales au programme ARD 2020 Biomédicaments et à associer le laboratoire de recherche en sciences de gestion de l’Université de Tours, VALLOREM, en la personne du Pr Véronique Des Garets, spécialiste en sciences de gestion.
Cette collaboration exceptionnelle en France est motivée par la volonté de conduire une réflexion sociétale sur la place de la science en concertation avec les spécialistes en marketing, ressources humaines, management de projets et économie (macroéconomie et médico-économie). La rencontre du 9 juin est le premier acte du travail de rapprochement accompli dans le cadre de ce partenariat.
Le second réunira l’ensemble des associations de patients concernées par les biomédicaments et se déroulera de nouveau à Tours, le 26 novembre, avec des Assises autour de la question des biosimilaires, durant la semaine nationale de la sécurité des patients.
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En savoir plus sur
– le Pr Hervé Watier

Professeur des Universités-praticien hospitalier, chef de service d’Immunologie au CHU de Tours, le Pr Watier pilote le LabEx MAbImprove et dirige le programme Ambition Recherche Développement ARD 2020 Biomédicaments. Il est également à la tête du Groupement de recherche « Anticorps et Ciblage Thérapeutique » (GDR CNRA 3260) qui fédère 110 équipes académiques et industrielles impliquées dans la recherche sur les anticorps thérapeutiques. A son actif, des avancées d’ampleur, dont la découverte d’un facteur génétique (marqueur génétique) qui gouverne un traitement par anticorps dans le cancer. Au total 6 brevets déposés et la publication de plus de 110 articles dans des revues scientifiques, l’un des derniers portant sur la diminution parfois importante des lymphocytes T induite par un anticorps ciblant pourtant les lymphocytes B.

–  Les biomédicaments
Toujours issus d’une source biologique, les biomédicaments sont aussi des molécules bien plus complexes que les molécules chimiques. A l’extinction des brevets, leurs copies s’appellent de ce fait des biosimilaires, et non des génériques. Ces molécules biologiques, le plus souvent des protéines qui viennent en substitution de protéines déficientes (comme dans le cas du facteur VIII chez les hémophiles ou de l’insuline chez les diabétiques), ou qui vont provoquer divers effets pharmacologiques, comme par exemple certaines hormones provoquant des superovulations avant une FIV, ou les anticorps qui viennent neutraliser le VEGF pour freiner la progression de la dégénérescence maculaire liée à l’âge. 
Sur les 5 000 médicaments disponibles en France sous plus de 15 000 formes différentes, 173 sont des biomédicaments (3%). Un tiers d’entre eux sont des protéines de substitution, un tiers sont des vaccins, et 17 % sont des anticorps monoclonaux . Malgré tout, ces anticorps sont très utilisés tout en étant onéreux, et représentent 48% du chiffre d’affaire des biomédicaments (Source LEEM).
Principales maladies traitées par les biomédicaments : maladies infectieuses, diabète, cancer, maladies cardio-vasculaires, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, asthme, transplantation, maladies rares. Le service médical rendu qu’ils apportent est généralement élevé. La plupart des biomédicaments sont injectables et, s’agissant de maladies chroniques, ils nécessitent de ce fait une éducation thérapeutique.

– MAbImprove
MAbImprove, « de meilleurs anticorps, mieux développés et mieux utilisés», est le seul LabEx dédié aux biomédicaments, Il fédère 19 équipes de recherche et plus de 200 chercheurs à Tours et à Montpellier sur la thématique des anticorps monoclonaux thérapeutiques. Ce programme bénéficie d’un soutien de 8 M€ alloués par l’Agence Nationale de la Recherche dans le cadre du programme des investissements d’avenir. Il s’appuie sur la complémentarité des deux sites, sur un réseau national d’équipes académiques associées (et sur de nombreux laboratoires pharmaceutiques et sociétés de biotechnologies directement intéressés par les retombées du projet.  
L’objectif est de générer des connaissances pharmacologiques nouvelles sur les anticorps monoclonaux, en rupture avec l’existant, et les transformer en savoir-faire et innovations technologiques propriétaires sur lesquelles s’appuieront le développement de nouvelles générations d’anticorps et la génération de nouvelles modalités de développement pré-clinique et clinique de ces biomédicaments. En arrière-plan, il s’agit de positionner la France et son industrie pharmaceutique sur ce secteur en pleine expansion et gagner en compétitivité face aux nord-américains qui détiennent 60% des entreprises qui développent des anticorps monoclonaux dans le monde.

– *Ambition Recherche Développement (ARD) 2020 Biomédicaments
Par cette convention, le Conseil Régional Centre-Val de Loire, les Universités de Tours et d’Orléans, l’INRA, le CNRS, l’INSERM et diverses associations venant en appui de la recherche (Studium, Polepharma, Groupe IMT) se sont regroupés pour fonder un pôle régional de recherche et développement avec à la clé 7 M€ investis sur 3 ans.
A travers l’ARD 2020, les signataires engagent une démarche ambitieuse de valorisation de la recherche régionale avec des objectifs en termes de transfert de technologie et d’innovation et de partenariats avec les acteurs socio-économiques. Le projet prévoit d’accueillir et de recruter des chercheurs français ou experts internationaux afin de créer une dynamique conduisant à la création d’un pôle à visibilité internationale notamment par la publication de travaux innovants. Les entreprises ou start-up du secteur sont associées.
La région compte sur cette nouvelle dynamique pour attirer des chercheurs de renommée mondiale. Elle mise aussi sur la création d’interactions avec les sphères économiques, sociales, culturelles ou environnementales. Par cet élan d’ampleur, sans précédent, la région Centre-Val-de-Loire entend se positionner sur la scène nationale, européenne et internationale en tant que territoire de premier plan sur la recherche en biomédicaments.

Marie-Georges Fayn

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