Une maison des adolescents ouverte sur le monde

Auteur /Etablissement :
Inaugurée par Bernadette Chirac, le 17 novembre, la Maison de Solenn - Maison des adolescents accueillera ses premiers patients sur le site du Groupe Hospitalier Cochin, le 6 décembre 2004. « Bâtiment charnière entre l'hôpital et la ville au service des ados, la maison protège sans enfermer les jeunes en souffrance physique ou psychique qui frapperont à sa porte. » C'est ainsi que son responsable médical, le Professeur Marcel Rufo décrit ce nouvel établissement dédié aux adolescents en souffrance âgés de 12 à 19 ans.

Inaugurée par Bernadette Chirac, le 17 novembre, la Maison de Solenn – Maison des adolescents accueillera ses premiers patients sur le site du Groupe Hospitalier Cochin, le 6 décembre 2004. « Bâtiment charnière entre l’hôpital et la ville au service des ados, la maison protège sans enfermer les jeunes en souffrance physique ou psychique qui frapperont à sa porte. » C’est ainsi que son responsable médical, le Professeur Marcel Rufo décrit ce nouvel établissement dédié aux adolescents en souffrance âgés de 12 à 19 ans.

L’accent est mis sur une démarche thérapeutique d’ensemble où soins traditionnels et soins culturels se complètent. Centre de recherche sur les pathologies de l’adolescence, lieu d’hospitalisation et de consultation, espace culturel, la Maison de Solenn n’est pas un hôpital traditionnel mais un établissement pilote. On y retrouve toutes les disciplines nécessaires à la prise en charge des adolescents mais aussi tous les compléments aux soins, devenus soins à part entière et dispensés dans des médiathèques mais aussi des ateliers mode, esthétique, coiffure, cuisine, informatique, studio radio, théâtre et jeux scéniques, jardinage, sophrologie, art-danse-thérapie, relaxation. Chacun de ces ateliers est animé par des professionnels qui ont fait le choix de s’investir aux côtés des adolescents.

Quant à l’espace santé, il est organisé pour informer les adolescents des maux de leur âge : conseils personnalisés, bornes interactives, expositions, kiosques, espaces de parole… les réponses sont multiples. Les jeunes pourront accéder librement à cet espace situé dans le grand hall au rez-de-chaussée. « La capacité à faire des choix apparaît un objectif central à développer pour améliorer la santé. La prévention a pour but de modifier les comportements dommageables pour celle-ci, de proposer des choix favorables en fournissant une information adéquate qui permette d’identifier les comportements qui lui sont bénéfiques » explique le Docteur Isabelle FERRAND, Responsable de l’Espace Santé de La Maison de Solenn

Les consultations sont ouvertes 5 jours sur 7. Cette première étape permet d’effectuer une évaluation, de mettre éventuellement en place un traitement et si besoin d’orienter vers une consultation spécialisée (pédiatrie, dermatologie, gynécologie, pneumologie, endocrinologie, psychiatrie?).

Le deuxième étage du bâtiment est réservé à l’hospitalisation : vingt lits peuvent accueillir, après consultation, des jeunes atteints de différentes pathologies. Chaque chambre, dont certaines sont accessibles à des adolescents handicapés, a fait l’objet d’une attention toute particulière.

Le personnel

74 personnes veilleront sur les adolescents. Neuf médecins et quatre internes assistés par trois cadres infirmiers, quinze infirmières, une assistante sociale, deux éducatrices, une diététicienne, deux psychologues plein-temps, trois psychologues mi-temps, seize aides-soignants, trois secrétaires médicales, quatre enseignants et une documentaliste.

Coût des travaux
26,2 millions d’euros financés par la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France

Architectes : Jean-Marc Ibos et Myrto Vitart

Coût de fonctionnement
3, 2 millions d’euros

D’autres structures de ce type existent déjà à Bordeaux, au Havre, à l’hôpital Avicenne de Bobigny et à Marseille.

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.