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Uro – adénome de la prostate : le laser en passe de supplanter la chirurgie ouverte

Depuis le 1 janvier 2014, 50 hommes âgés en moyenne de 70 ans et souffrant d’un adénome de la prostate ont eu une alternative appréciable à la chirurgie : le traitement mini-invasif au laser2  Holmium. Avec cet équipement laser, le département d’urologie, andrologie et transplantation rénale du CHU de Toulouse enrichit sa palette d’offre thérapeutique pour réduire le volume excessif de la prostate et permettre aux patients de retrouver un bon fonctionnement de leur appareil urinaire.
 Avant le laser, deux types de traitement étaient proposés en fonction de la taille de l’adénome 
Jusqu’à maintenant,  le choix du traitement se faisait en fonction de la taille de l’adénome suivant des indications précises :
• jusqu’à 60 cm3 : par résection ou « grattage » de la prostate par endoscopie ;
• supérieur à 60 cm3 : chirurgical (adénomectomie : ablation de l’adénome par chirurgie ouverte). 2/3 des adénomes sont inférieurs à 80 cm3 , le volume moyen se situant autour de 60 cm3.
Aujourd’hui l’adénome de 60cm3 à 200 cm3 peut être découpé par le laser, repoussé dans la vessie puis morcelé et aspiré. Le laser arrive donc à remplacer la chirurgie ouverte. Et ses avantages sont nombreux. Cette nouvelle technique mini-invasive contribue à une diminution importante de la durée moyenne de séjour (DMS) : 5 jours au lieu de 9,5 pour une chirurgie. Elle minimise aussi les soins post-opératoires : pas de pansement, pas d’antalgique, pas de transfusion (11 % pour la chirurgie) et une sonde posée pendant 2 jours au lieu de 4,5.
Les complications éventuelles sont minimes, principalement une infection urinaire. Pour les patients traités pour un adénome de gros volume, il est habituel de constater une diminution de tonicité du sphincter qui peut entraîner quelques fuites urinaires avec, le plus souvent, un retour à la normale en 3 et 6 mois.
Traitement d’avenir, le traitement de l’adénome de la prostate par laser remplacera la chirurgie ouverte, tout en étant une alternative à la résection, d’autant qu’il présente un autre avantage incontestable : la possibilité pour les patients sous traitement antiagrégant plaquettaire d’accéder à ce traitement sans risque.
Qu’est-ce que la prostate ?
Elle n’existe que chez l’homme sous forme d’une glande située sous la vessie, entourant l’urètre, le canal d’évacuation de la vessie. La prostate participe au système reproducteur puisqu’elle sécrète une partie du liquide qui compose le sperme, les spermatozoïdes étant produits par les testicules. Ce sont les hormones sexuelles mâles, les androgènes, qui permettent son fonctionnement. 
L’adénome de la prostate : une pathologie bénigne évoluant avec l’âge 
L’adénome correspond à une augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et entraîne des troubles urinaires avec des envies impérieuses et fréquentes d’uriner et une difficulté à vider la vessie. Ce phénomène est normal et avance avec l’âge à partir de 50 ans. C’est lorsque la miction devient un problème qu’il faut consulter. L’adénome hypertrophique de la prostate se présente comme une couche blanche enrobant l’urètre, comparée à de « la mie de pain » par les chirurgiens. C’est cette couche qu’il faut détacher et évacuer.

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