Sérieux ! Les « SERIOUS GAMES EN SANTE » en colloque européen à Brest

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Démonstrations de "serious games" conçus pour les personnes âgées pour renouer le lien social ou prévenir des accidents domestiques, ou à l'attention des professionnels de santé sur la prise en charge de pathologies ciblées ou la pratique de certains actes médicaux... Brest fait valoir son expertise en "jeux sérieux" en réunissant les spécialistes européens de cette jeune discipline le 4 décembre 2014 dans le cadre d'un colloque "Serious games in Health".

Démonstrations de "serious games" conçus pour les personnes âgées pour renouer le lien social ou prévenir des accidents domestiques, ou à l’attention des professionnels de santé sur la prise en charge de pathologies ciblées ou la pratique de certains actes médicaux… Brest fait valoir son expertise en "jeux sérieux" en réunissant les spécialistes européens de cette jeune discipline le 4 décembre 2014 dans le cadre d’un colloque "Serious games in Health".  Ils présenteront les vertus de leurs programmes santé susceptibles d’intéresser entre 100 000 et 650 000 personnes dans le monde.
Serious game : l’expertise brestoise
A l’actif des praticiens du CHU, un partenariat entre l’université de Bretagne Occidentale et du Centre de Simulation en Santé (CESIM), la création de 3 serious games* portés par des start-ups du Technopole Brestois :
Domisecure (Prévention des risques d’accidents domestiques) : développé en  en 2013, dans le but de prévenir les chutes. Il s’adresse au grand public, mais aussi aux personnes travaillant auprès des personnes âgées : auxiliaires de vie, aides à domicile et infirmières. Ce jeu vidéo sérieux propose :
– Dans un premier temps un logiciel virtuel, créé par Virtualis, permet de visualiser un appartement virtuel dans lequel se trouvent plusieurs dangers de chute qu’il faut repérer.
– Dans un second temps, le Pr L’Her a imaginé un scénario, où l’individu se retrouve en simulation de handicap physique (troubles de la vue, problèmes d’articulation…) dans l’appartement témoin (réel) avec des caméras permettant d’analyser la situation et les réactions. L’analyse est faite en présence d’un ergothérapeute et d’un gériatre.
Ventisim (Respiration Artificielle) : existe depuis 2012. Ce jeu plus spécialisé s’adresse aux professionnels de la santé. Il porte essentiellement sur l’apprentissage du règlement d’un respirateur virtuel, mis en place avec Cerval. Sur un patient virtuel modalisé selon différents scénarios, le professionnel de santé doit effectuer les bons réglages. Ainsi cinq scénarios de mise en situation ont été imaginés.
UrgSim (Médecine d’urgence) : en cours de développement avec Cerval et Virtualis (prévu pour 2015). Ce serious games est orienté vers la médecine d’urgence ciblant essentiellement les professionnels de la santé, les internes et les étudiants en 6ème année de médecine. Il a pour objectif l’excellence dans la formation des futurs professionnels de santé. Deux scénarios sont en cours d’élaboration : intervention à domicile et préhospitalisation (SAMU).

Les serious games dans la formation des professionnels de santé
Les jeux sérieux ont l’avantage théorique de proposer une solution à ces inconvénients logistiques, en permettant une formation individuelle à distance, adaptée au rythme et aux besoins des individus, dans des domaines variés allant de la médecine d’urgence à la cytologie. En 3D, ils utilisent les mêmes procédés technologiques que les jeux vidéos destinés au grand public. Et leur efficacité est prouvée.

Une étude couplant l’utilisation de jeux vidéos ludiques (conduite automobile, aviation, golf …) à un apprentissage hybride de la coeliochirurgie a permis sur une échelle d’évaluation standardisée de démontrer une augmentation de la performance des jeunes chirurgiens lors de leur utilisation. Ainsi, les opérateurs jouant plus de 3h/semaine à titre purement ludique et intégrés à un programme de formation faisaient 37% d’erreur en moins, étaient 27% plus rapides et présentaient des scores supérieurs de 42% par rapport aux chirurgiens plus âgés et/ou ne jouant pas à des jeux vidéos à visée ludique. Les raisons évoquées pour cette optimisation de la performance seraient en partie liées au développement des praxies visuelles et d’un contact
plus facile avec un environnement graphique déporté (écrans) comme cela est le cas en coeliochirurgie ou lors des autres techniques de vidéoendoscopie, ainsi que l’acquisition d’une meilleure coordination.
 
Si la validation de ces nouveaux outils pédagogiques objective des bénéfices patents à court terme (réalisation plus rapide des gestes avec réduction du nombre d’erreur, rémanence plus grande de l’information délivrée…etc…), l’impact final en termes de qualité des soins et d’amélioration du pronostic des patients reste quand à lui à démontrer.
en dehors de l’urgence et de la réanimation cardio-pulmonaire, les serious games et jeux vidéo 3D restent encore peu développés en formation paramédicale,
 
Les serious games en santé – définition
Les jeux sérieux utilisent les technologies propres aux jeux vidéo à des fins utilitaires (apprendre, informer, expérimenter, entraîner), tout en donnant une dimension attrayante et ludique à l’apprentissage. Utilisés en formation initiale comme continue, ou même dans le cadre de processus de soins ou de réhabilitation des patients, ils permettent un apprentissage à distance, un suivi en ligne des performances de l’apprenant, avec visualisation de la constitution progressive de sa courbe d’apprentissage. Mais le suivi individualisé impose des règles et nécessite du temps et des formateurs en nombre suffisant et donc des ressources financières…
* Financement de Ministère de l’enseignement et de la recherche « Initiative d’excellence en formation innovante » – 6 universités concernés.

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