La santé en prison

Auteur /Etablissement :
Le 6e congrès national des unités de consultations et de soins ambulatoires en milieu pénitentiaire (UCSA) se tiendra du 3 au 5 mai à la Cité des Congrès de Nantes.

Le 6e congrès national des unités de consultations et de soins ambulatoires en milieu pénitentiaire (UCSA) se tiendra du 3 au 5 mai à la Cité des Congrès de Nantes.

Les soins aux détenus
L’Ucsa est une unité hospitalière implantée en milieu pénitentiaire qui assure les soins somatiques et psychiatriques incluant la prévention, l’organisation des soins en milieu hospitalier ainsi que la continuité de soins à la sortie de détention.

Historique
La question de la prise en charge médicale des détenus est indissociable de l’exigence d’une prison humaine. Elle a été réformée en 1994 : jusqu’alors, c’était l’administration pénitentiaire qui assurait la prise en charge sanitaire des personnes incarcérées. Mais, à la suite d’un rapport soulignant la gravité des problèmes de santé en prison, le système a été remis en cause. Ainsi, depuis la loi du 18 janvier 1994, c’est au service public hospitalier qu’a échu cette mission. Dès lors, l’hôpital est rentré dans la prison.

L’Ucsa du CHU de Nantes
L’UCSA du CHU de Nantes, dont le chef de service est le Pr Gilles Potel, a pour objectif de permettre aux détenus d’avoir accès à des soins de qualité : consultations de médecine générale, soins infirmiers, soins dentaires et consultations spécialisées. Elle est localisée sur deux sites : la maison d’arrêt, qui accueille des détenus, homme ou femme, pour une durée inférieure à un an, et le centre de détention. Le responsable de cette unité est le Dr Pierre-Yves Robert. Il est assisté par de nombreux spécialistes et une équipe infirmière.

Un congrès pour confronter et diffuser les expériences
Sous l’égide du collège des soignants intervenant en prison, l’association des professionnels de santé intervenant en prison (Apsep) organise son 6e congrès national du 3 au 5 mai à la Cité des congrès de Nantes.

Trois jours d’ateliers et de conférences seront consacrés à l’intervention médicale dans un contexte d’enfermement, auprès de patients que l’univers carcéral rend plus vulnérables que l’ensemble de la population : pathologies graves, handicap, prise en charge complexe posent dans ces conditions des problèmes bien spécifiques.

De nombreux thèmes seront abordés sous cet angle, parmi lesquels le soin dentaire, le dépistage de la tuberculose, l’éducation thérapeutique, la prise en charge du diabète, la toxicomanie… L’actualité thérapeutique et juridique seront également au programme.

Pour en savoir plus : href= »http://www.chu-nantes.fr/ePaper/02FE_UCSAder.pdf » target= »_blank »

À lire également

Un quadruplet de dons croisés de reins entre 8 patients, une première en France 

Pour la première fois en France et en Suisse, quatre paires donneur/receveur ont été opérées de manière coordonnée dans le cadre d’un don croisé de reins avec donneurs vivants. Pilotée par l’Agence de la biomédecine, ce « quadruplet » constitue un défi médical et logistique considérable, qui a impliqué les CHU de Toulouse, Montpellier, Reims et Genève.

Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.