Démonstration de l’intérêt d’une chirurgie robot assistée

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La 1ère opération poitevine réalisée à l’aide du robot chirurgical, le Da Vinci® XI s’est déroulée fin novembre 2015. Elle a bénéficié à un patient souffrant d’un cancer du rein. Aux commandes, le Dr Olivier Celhay, urologue, retirait un rein tumoral de plus d’un kilo, en moins de trois heures. Alors que le chirurgien avait commencé à opérer, une variation anatomique qui ne pouvait être détectée au scanner est venue complexifier l’intervention, qui n’aurait sans doute pas été possible sous cœlioscopie.
La 1ère opération poitevine réalisée à l’aide du robot chirurgical, le Da Vinci® XI s’est déroulée fin novembre 2015. Elle a bénéficié à un patient souffrant d’un cancer du rein. Aux commandes, le Dr Olivier Celhay, urologue, retirait un rein tumoral de plus d’un kilo, en moins de trois heures. Alors que le chirurgien avait commencé à opérer, une variation anatomique qui ne pouvait être détectée au scanner est venue complexifier l’intervention, qui n’aurait sans doute pas été possible sous cœlioscopie. Sans la précision permise par les trois bras porte-instruments articulés à 360° et la caméra 3D du robot, le patient aurait dû être opéré en chirurgie classique. Dans ces conditions l’incision aurait été beaucoup plus importante et le temps de récupération bien plus long.

Aujourd’hui, Régis L., 1er patient à bénéficier d’une chirurgie robotique, se porte bien. Cette acte mini-invasif ne lui a laissé que quatre minces cicatrices, une de 5 cm et trois de 0,5 cm. Alimenté le jour-même de son intervention, Régis était sur pied le mercredi et sorti le jeudi, soit trois jours seulement après l’opération. Plus d’une semaine aurait été nécessaire après une chirurgie traditionnelle. « Je sens une petite douleur sur le côté, mais tout est normal », témoignait-il au lendemain de l’intervention

2016 : des prélèvements familiaux de reins sur donneurs vivants
Depuis l’annonce de l’arrivée du robot au CHU, le service d’urologie a constaté une nette augmentation des demandes des patients. Le Dr Olivier Celhay et son confrère, le Dr Pierre Pillot, le planning est complet jusqu’à fin février. L’essentiel des interventions concernent les cancers du rein, de la prostate, de la vessie (ablation de la tumeur, de l’organe, reconstruction d’organe), ainsi que la chirurgie de la statique pelvienne. 
Début 2016, les prélèvements familiaux de reins sur donneurs vivants commenceront à être réalisés en chirurgie robotique, qui s’étendra par ailleurs rapidement à d’autres spécialités comme la gynécologie et la chirurgie digestive. « Les chirurgiens attendaient le robot avec impatience, appuie le Dr Celhay. Cette chirurgie de pointe, mini-invasive, permet des gestes beaucoup plus techniques et ouvre la voie à de nombreuses innovations. C’est un bénéfice immense pour les patients. » 
Les domaines d’intervention
Outre l’urologie, où l’opération la plus fréquemment réalisée est la prostatectomie radicale, la néphrectomie partielle et bientôt le prélèvement de rein sur donneur vivant, les équipes auront recours au robot chirurgicale pour les cystectomies (abltion de kyste), les tumeurs limitées du rein, les maladies de la jonction pyélocalicielle (malformation entre le bassinet et l’uretère) et en gynécologie pour réaliser des hystérectomies (retrait de l’utérus). D’autres disciplines sont concernées, telles que la chirurgie digestive, et en particulier la chirurgie bariatrique, l’ORL, et la chirurgie cardiaque et thoracique.

Le retour sur les 2,2 M€ d’investissement
L’acquisition seule du robot chirurgical représente un investissement de 2,2 millions d’euros. Le coût de maintenance s’élève à environ 200 000 € par an, et le coût des consommables à 2 500 euros par intervention. Selon les données disponibles, les économies induites concernentla réduction des durées de séjour et la simplification des suites opératoires sur les pathologies concernées sont en général surpassées par les surcoûts imputables au robot. L’effet sur l’attractivité, pour les patients comme pour
les chirurgiens est, lui, systématiquement observé, et bénéficie aux pathologies associées.

D’après un communiqué du CHU de Poitiers

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