Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

5 comités d’usagers pour faire vivre la démocratie sanitaire

Marseille vient de créer 5 comités d’usagers qui se sont réunis pour la première fois entre le 7 et le 21 février 2014. Dans la droite ligne du rapport Compagnon, remis le 14 février à Marisol Touraine, ces espaces de démocratie sanitaire rassemblent 5 représentants d’associations d’usagers et 5 médecins ou soignants, volontaires.

Marseille vient de créer 5 comités d’usagers qui se sont réunis pour la première fois entre le 7 et le 21 février 2014. Dans la droite ligne du rapport Compagnon, remis le 14 février à Marisol Touraine, ces espaces de démocratie sanitaire rassemblent  5 représentants d’associations d’usagers et 5 médecins ou soignants, volontaires et issus des  commissions médicales d’établissement et des commissions de soins.

Les comités assureront les responsabilités traditionnelles des Commissions des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge (CRUQPC) à savoir, veiller au respect des droits des usagers ou faciliter leurs démarches, mais aussi participer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.
Leurs travaux enrichiront la CRUQPC AP-HM avec des retours directs sur la réalité et des besoins du terrain. Les nouvelles instances prendront également part à la définition de prochain projet d’établissement de l’AP-HM. « On attendait cela depuis des années ! », se réjouit Michel Lecarpentier, président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), qui rassemble 45 associations en PACA. « Passer de 4 à 25 représentants d’usagers, c’est le bonheur !». 
Un optimisme partagé par Michel Dugois, membre de la CRUQPC AP-HM, représentant la Fédération Nationale d’aide aux Insuffisants Rénaux, qui apprécie la forte implication dont témoignent les médecins et soignants membres de ces  comités.
Dynamique de projets
« La communauté médicale est partie prenante de cette démarche de rencontre et de partage », confirme le Pr Guy Moulin, président de la Commission médicale d’établissement (CME). « Ce n’est pas de la démagogie. L’AP-HM est dans une dynamique de projets ; il s’agit de faire progresser l’aspect qualitatif de notre action, améliorer la qualité globale du parcours du patient, créer de la confiance et porter un esprit humaniste fort ».
Le Directeur Général de l’AP-HM, Jean-Jacques Romatet,  fait de cette dynamique le levain du changement à l’AP-HM, comme il l’a souligné lors du lancement des comités : « Vous allez construire, ensemble avec les soignants, une autre façon de voir et de faire évoluer nos pratiques. Nous avons besoin de cette vision nouvelle pour construire, étape par étape, une meilleure qualité de notre accueil, de nos services, des soins et du savoir être vis-à-vis des personnes qui s’adressent à nous ». 
« Beaucoup d’usagers nous disent que l’hôpital est leur 2e maison» confie le Dr Christine Bara, coordinatrice de la politique patients et usagers à l’AP-HM, qui a piloté la création de ces comités. « Notre projet est d’établir un réel partenariat avec les associations d’usagers, afin de contribuer à modifier la culture patient au sein de notre établissement ».
« Nous voulons avancer sur des projets communs, et sur la qualité, plutôt que sur la plainte »,  résume Michel Lecarpentier. « Nous ne serons ni des plantes vertes, ni des emmerdeurs !»
L’implication des associations de malades dans la vie de l’hôpital marque leur attachement aux équipes qui leur ont sauvé la vie. « En participant aux comités d’usagers, ils  pourront apporter leur expérience, leur vécu. Une façon active de remercier l’hôpital ». Et de participer à une construction commune novatrice.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.