A Nantes, une première européenne dans le traitement de l’insuffisance tricuspide 

Auteur / Etablissement : ,
A l’occasion de la journée mondiale du cœur, la CHU de Nantes a souhaité communiqué sur une avancée médicale majeure, portée par les équipes de l’institut du thorax : le premier implant par voie percutanée d’une prothèse biologique en position tricuspide chez un patient.

Pour la première fois, l’implantation par voie percutanée d’une prothèse biologique en position tricuspide chez un patient né avec une malformation cardiaque a été réalisée. Cette première européenne a été possible grâce à l’expertise et aux efforts des équipes de l’institut du thorax (CHU de Nantes, Inserm, CNRS, Nantes Université), spécialiste de l’étude et de la prise en charge des maladies des valves cardiaques. 

La valve tricuspide, longtemps considérée comme “oubliée”

Le cœur humain est doté de quatre valves, séparant les oreillettes des ventricules et des artères. Le sang circule à sens unique, les valves ont pour fonction de se fermer juste après le passage du sang dans la cavité en aval, afin d’éviter le reflux de sang à contre-courant. La valve tricuspide, située entre le ventricule droit et l’oreillette droite, a longtemps était considérée comme la “valve oubliée” par la communauté médicochirurgicale, convaincue de l’innocuité des maladies associées, notamment l’insuffisance tricuspide (qui est donc une régurgitation de sang anormal du ventricule à l’oreillette droite dû à un défaut d’étanchéité de la valve). 

Or, durant la dernière décennie, l’impact délétère de cette valvulopathie (présente à un stade léger chez 30% des sujets normaux et de manière plus sévère sur le sujet âgé) sur le pronostic des patients à moyen/long terme a été avéré, conduisant à un regain d’intérêt pour cette pathologie.  

Une nouvelle technique sans incision

« L’insuffisance tricuspide a été retrouvée comme pourvoyeuse indépendante d’événements cliniques majeurs dans la plupart des contextes cliniques étudiés : hypertension pulmonaire, insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée et altérée, valvulopathies gauches, cardiopathie congénitale… Ce constat a mené les équipes de cardiologie et de chirurgie cardio-vasculaire de l’institut du thorax du CHU de Nantes à s’interroger sur les options thérapeutiques à proposer aux patients. », peut-on lire dans un communiqué de l’établissement.  

C’est dans ce contexte que de nouvelles techniques dites « mini-invasives » ou « percutanées »  ont  été  développées  :  elles  visent  à  reproduire  la  réparation  ou  le  remplacement  valvulaire  jusque-là réalisées à cœur ouvert, mais à travers une procédure endovasculaire ne requérant aucune incision.

L’insuffisance tricuspide peut être détectée lors d’un interrogatoire médical au cours duquel un patient fait mention de fatigue, d’un essoufflement à l’effort ou encore de palpitation. Il peut l’être aussi grâce à un examen clinique (oedème des membres inférieurs, prise de poids, souffle cardiaque) ou des examens plus poussés (échographie trans-thoracique, trans-oesophagienne, IRM, cathétérisme). 

La rédaction avec le CHU de Nantes

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.