CHU d’Annaba : Des relations valorisantes et enrichissantes

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En septembre 2003, une convention a été signée entre le CHU de Saint-Etienne et le CHU d'Annaba. Une coopération venant renforcer les relations franco-algériennes. "Une manière aussi, comme le rappelle le Pr Jacques Brunon, chef du service de Neurochirurgie, d'exercer notre mission de CHU en cultivant les relations internationales".

En septembre 2003, une convention a été signée entre le CHU de Saint-Etienne et le CHU d’Annaba. Une coopération venant renforcer les relations franco-algériennes.
« Une manière aussi, comme le rappelle le Pr Jacques Brunon, chef du service de Neurochirurgie, d’exercer notre mission de CHU en cultivant les relations internationales ».

Les relations entre le CHU de Saint-Etienne et le CHU d’Annaba sont-elles récentes ?
« Il existait une convention signée en 1988 avec la faculté de médecine, tombée dans l’oubli depuis les événements fâcheux qui ont secoué l’Algérie. »
Le contexte est-il différent aujourd’hui ?
« Les changements politiques qui visent à renforcer les relations franco-algériennes et les liens d’amitié historiques entre les deux peuples ont permis de réactiver cette convention. La ville d’Annaba est par ailleurs jumelée avec Saint-Etienne. »

Quel est l’objectif de cette convention ?
« La nouvelle convention a été signée le 23 septembre 2003 lors de la visite d’une délégation d’Annaba à la foire de Saint-Etienne. Il s’agit de mettre en place et de développer une coopération en matière de formation médicale et paramédicale et en matière de gestion (administrative, économique, hôtelière, ressources humaines…). »

Comment va se concrétiser cette coopération ?
« Tout simplement par des échanges qui prendront la forme de missions dans différentes spécialités. Ainsi en décembre, j’ai rencontré mes collègues neurochirurgiens au CHU d’Annaba et j’ai reçu le meilleur accueil des autorités locales. »

Quels sont les problèmes rencontrés par le système de soins algérien ?
« En 1960, le général De Gaulle avait lancé un vaste plan d’investissements appelé plan Constantine. La plupart des hôpitaux datent de cette époque et n’ont pas été modernisés depuis. Ils sont donc sous-équipés et la maintenance des infrastructures fait cruellement défaut. »

Comment doit se matérialiser notre aide ?
« Notre aide va bien au-delà de l’enseignement médical car les médecins algériens ont la compétence nécessaire. En revanche, nous pouvons exporter notre méthodologie de travail, notre organisation, notre rigueur… Notre aide est plus dans le savoir-faire pratique et dans le soutien psychologique. »

Pourquoi parlez-vous de soutien psychologique ?
« Les Algériens connaissent une phase plus optimiste. Ils ont vécu une période très difficile entre 1990 et 2000 et aujourd’hui attendent beaucoup de la démocratie. Cette motivation se ressent également dans le milieu hospitalier. Ils ont plein de projets, notamment la création d’un grand CHU dans l’est algérien entre Annaba et Constantine. Ils ont besoin d’être encouragés et soutenus dans leurs projets. Le CHU d’Annaba envisage, par exemple, de regrouper ses activités au sein d’un même établissement, comme notre CHU. Les projets ne manquent pas ! »

Fiche d’identité :
La ville d’Annaba se situe dans l’est algérien à 150 km de Constantine et à 100 km de la frontière tunisienne. C’est la 4e ville d’Algérie.
Le CHU d’Annaba a vocation régionale. Il comporte 1027 lits répartis comme suit :
– L’hôpital Ibn Rochd – Annaba : 450 lits
– L’hôpital Ibn Sina – Annaba : 243 lits
– L’hôpital Dorban – Annaba : 189 lits
– La clinique pédiatrique Sainte – Thérèse – Annaba : 95 lits
– La clinique ophtalmologique Champs de Mars – Annaba : 50 lits
– La clinique dentaire Elysa – Annaba
– La clinique dentaire Saouli AEK – Annaba
Le CHU d’Annaba regroupe 39 services et sa zone d’attraction couvre 3 000 000 d’habitants.

Article d’Isabelle Zedda

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