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Greffe de cornée artificielle : l’AP-HM réalise une 1ère nationale

Le service d'ophtalmologie de l'hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Bernard Ridings, a réalisé le 21 avril pour la première fois en France une greffe de cornée artificielle (de type "AlphaCor" ) chez un patient qui ne pouvait pas bénéficier d'un greffon humain. Le Centre Hospitalier Universitaire de Marseille est le premier à proposer cette intervention en France. Trois équipes seulement pratiquent cette intervention en Europe.

Le service d’ophtalmologie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Bernard Ridings, a réalisé le 21 avril pour la première fois en France une greffe de cornée artificielle (de type « AlphaCor » ) chez un patient qui ne pouvait pas bénéficier d’un greffon humain. Le Centre Hospitalier Universitaire de Marseille est le premier à proposer cette intervention en France. Trois équipes seulement pratiquent cette intervention en Europe.

Cette opération chirurgicale importée des Etats-Unis et réalisée à la Timone par le Dr Louis Hoffart, a été une réussite. Elle nécessite un équipement sophistiqué, une maitrise parfaite du geste chirurgical et un suivi hospitalier rigoureux.Cette cornée artificielle est destinée aux patients auxquels on ne peut plus proposer de greffe de cornée en raison d’un risque majeur de rejet. Les cornées artificielles une fois implantées, sont colonisées par les tissus oculaires et intégrées dans la cornée du patient. Après un laps de temps de plusieurs mois (4 à 28 mois), les 3/4 des patients greffés ont retrouvé une acuité visuelle leur permettant de retrouver une autonomie et de distinguer les formes.

La cornée est la partie transparente de l’ oeil, qui concentre les rayons lumineux sur la rétine. C’est un organe complexe composé de nombreuses couches cellulaires.

L’organisation mondiale de la santé (OMS) rapporte que la cécité d’origine cornéenne affecte plus de 10 millions de personnes dans le monde, mais que seulement 100 000 personnes bénéficient d’une greffe de cornée. Ce déficit est dû au fait qu’il existe une disproportion entre l’offre et la demande de greffons cornéens et que certain patients ne sont pas éligibles à une greffe de cornée. Les cornées artificielles permettent donc de pallier en partie à ces difficultés.

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