La nage contre le diabète de type 1 : persuasion par l’excellence

Auteur /Etablissement :
Dix jeunes diabétiques suivront un stage d’entraînement, assisteront aux compétitions en piscine, rencontreront les athlètes de l’équipe de France de natation et participeront à la remise des médailles. Cette participation exceptionnelle au 4e Meeting Open Méditerranée (MOM) organisé par le Comité Régional de Provence de Natation du 6 au 8 mars 2015 vise à encourager l’activité physique chez les petits diabétiques. L’hôpital d’enfants de la Timone utilise ce sport complet comme un nouveau media

Dix  jeunes diabétiques suivront un stage d’entraînement, assisteront aux compétitions en piscine, rencontreront les athlètes de l’équipe de France de natation et participeront à la remise des médailles. Cette participation exceptionnelle au 4e Meeting Open Méditerranée (MOM) organisé par le Comité Régional de Provence de Natation du 6 au 8 mars 2015 vise à encourager l’activité physique chez les petits diabétiques. L’hôpital d’enfants de la Timone utilise ce sport complet comme un nouveau media pour stimuler l’adoption d’une activité physique, dispenser ses conseils de prévention et de surveillance.
Le service pédiatrique multidisciplinaire de l’AP-HM va mettre à profit ce temps fort du sport de haut niveau et la présence des meilleurs nageurs du monde, pour soutenir les jeunes patients atteints de diabète type 1 et promouvoir la natation comme facteur clé dans le traitement. « Cette manifestation permettra d’informer le public sur cette maladie et la nécessité d’un diagnostic précoce », souligne le Pr Rachel Reynaud, spécialiste d’endocrinologie et de diabétologie pédiatrique au sein du Service de pédiatrie multidisciplinaire dirigé par le Pr Tsimaratos à la Timone (AP-HM). « Il s’agit aussi de montrer que la pratique de la natation est tout à fait possible et salutaire pour les patients, et soutenir la Fédération française de natation dans ses projets Sport santé ».
Pendant le meeting au Cercle des nageurs de Marseille, les équipes soignantes de l’AP-HM proposeront une information sur la maladie, les programmes d’éducation thérapeutique et les associations de patients.
En outre, pour l’achat d’une place à 12€, les organisateurs reverseront 2€ au service pédiatrique multidisciplinaire de l’AP-HM.
L’an dernier, le partenariat avec l’AP-HM a concerné l’obésité des enfants et des adultes. Cette année, il porte sur le diabète de type 1 de l’enfant.

En savoir plus sur le diabète de type 1

2e maladie chronique de l’enfant après l’asthme, le diabète de type 1 est une maladie chronique de plus en plus fréquente. En France métropolitaine, près de 10 000 enfants sont diabétiques (26%  entre 0-4 ans,  35% entre 5-9 ans  et 39% entre 10-14 ans). Chaque année, 1 800 enfants de moins de 15 ans deviennent diabétiques, un chiffre qui a augmenté de plus de 5% par an au cours des 4 dernières années. 
               
Une maladie auto-immune
Le diabète de type 1 (DT1) correspond à un diabète sucré par défaut de production d’insuline, contrairement au diabète de type 2 caractérisé par un taux trop élevé de glucose dans le sang. Ce diabète n’est pas lié à des erreurs diététiques mais il est d’origine auto-immune, c’est-à-dire que le corps produit des anticorps contre les cellules fabriquant l’insuline et celles-ci disparaissent. L’organisme est alors incapable d’utiliser le sucre présent dans le sang pour produire l’énergie indispensable à son bon fonctionnement, et le sucre est éliminé dans les urines (l’enfant urine plus et se déshydrate), le corps est en manque d’insuline (l’enfant est fatigué). Pour compenser le manque d’énergie, le corps produit une « mauvaise énergie » à partir des graisses, et des déchets qui acidifient le sang. En l’absence d’un apport rapide d’insuline, ces changements peuvent aboutir à un coma voire un décès.
Le traitement
La prise en charge du diabète sucré de type 1 a connu des progrès considérables depuis un peu plus de 30 ans. Aujourd’hui, le traitement réside en une injection sous-cutanée par piqûre ou par une pompe d’insuline avant chaque repas  et lorsque les mesures du taux de sucre sont trop hautes (soit 4 à 5 injections par jour en moyenne).
Pas de régime spécifique : aucun aliment n’est interdit, mais les enfants doivent avoir une alimentation équilibrée, régulière sans grignotage. Ils doivent aussi adapter leur prise alimentaire et leur injection d’insuline à leur activité physique et à leur état de santé.
Enfin les enfants doivent contrôler leur taux de sucre au bout du doigt régulièrement (3 à 5 fois par jour).

L’activité physique
Les enfants qui ont un diabète de type 1 sont encouragés à avoir une activité physique régulière comme tous les autres enfants. Cette activité va le plus souvent aider à mieux stabiliser la maladie et surtout améliorer la sensation de bien-être.
La contrainte sera d’adapter le schéma de traitement à l’activité physique en modulant soit les doses d’insuline, soit la quantité de glucides ingérés avant, pendant et au décours de l’activité selon sa durée, son intensité et l’heure à laquelle elle est réalisée.
Aussi, dans leur vie quotidienne, les patients diabétiques doivent intégrer en permanence les multiples gestes indispensables à un bon équilibre glycémique tout en poursuivant leur vie d’enfant parmi leurs amis.
Les programmes d’éducation thérapeutiques développés au sein des services de pédiatrie ont pour objectif de les soutenir en ce sens.
Contact : Pr Rachel Reynaud
Endocrinologie et Diabétologie Pédiatrique
Service de pédiatrie multidisciplinaire Timone (Pr Tsimaratos)
Tél. 04 91 38 80 40 / 50 / 60 (secrétariat)
rachel.reynaud@ap-hm.frrachel.reynaud@univ-amu.fr
http://fr.ap-hm.fr/service/hepato-gastro-enterologie-nutrition-endocrinologie-nephrologie-pediatriques-hopital-timone

En savoir plus sur
le MOM : www.meetingopenmed.com
le diabète : www.diabete-france.net

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.