La nouvelle unité neuro-vasculaire veille sur l’Auvergne

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Urgences spécialisées 24h/24, diagnostic expert à distance, choix concerté pour le meilleur traitement, relais rapide avec les services de soins de suite et de réadaptation... l'unité du neuro-vasculaire du CHU de Clermont-Ferrand est synonyme de gain de chance pour les auvergnats victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Urgences spécialisées 24h/24, diagnostic expert à distance, choix concerté pour le meilleur traitement, relais rapide avec les services de soins de suite et de réadaptation… l’unité du neuro-vasculaire du CHU de Clermont-Ferrand est synonyme de gain de chance pour les auvergnats victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Maillon central de la prise en charge précoce et globale des patients victimes d’AVC, l’unité neuro-vasculaire (UNV) comprend quatre lits de soins intensifs et 15 lits dédiés à l’hospitalisation des patients victimes d’AVC et un centre de télémédecine. Dans ce pôle d’expertise un bilan diagnostique précis et précoce est proposé aux patients afin de débuter rapidement les traitements médicamenteux, d’assurer la surveillance neurologique et d’établir dès la phase aiguë, un projet de rééducation adapté.

L’admission peut se faire directement ou via le Service des Urgences, après réalisation d’une imagerie cérébrale. Durant l’hospitalisation, l’intervention de personnels paramédicaux spécialisés dans la prise en charge des AVC et de médecins spécialistes : cardiologues, neuroradiologues, neurochirurgiens, chirurgiens vasculaires, médecins de réadaptation… contribue à améliorer la qualité des soins.

Dans un souci de limiter les séquelles fonctionnelles et d’améliorer la vie des patients porteurs de handicap à la suite de leur AVC, l’UNV organise un relais rapide avec les services de soins de suite et de réadaptation, pour que le patient entame sans délai le projet de rééducation élaboré dès le début de l’hospitalisation.

Télémédecine au service de la garde neuro-vasculaire en Auvergne
La prise en charge des patients victimes d’accident vasculaire cérébral (AVC) impose une évaluation neurologique et neuroradiologique (scanner, IRM). En cas d’AVC ischémiques, les patients vus avant la quatrième heure peuvent bénéficier d’une thérapeutique de reperméabilisation d’une artère obstruée (fibrinolyse). Jusqu’à présent, les conditions particulières de l’Auvergne – éloignement des sites, faible densité de neurologues -n’autorisaient ce geste que pour un petit nombre de personnes. Désormais, grâce à la télémédecine, l’examen à distance du patient par le neurologue et la visualisation en temps réel de l’imagerie cérébrale est rendu possible. Le neurologue confirme le diagnostic et décide à distance du meilleur traitement, notamment s’il faut ou non prescrire une thrombolyse, car il est le seul habilité à la prescrire. Cette dernière peut, sous certaines conditions, être effectuée dans la structure d’accueil du patient, avant transfert éventuel vers le centre référent.

Dans le cadre du maillage régional, le CHU de Clermont-Ferrand, hôpital référent et de recours, assure une garde neuro-vasculaire. Les services d’urgence des hôpitaux d’Aurillac, Montluçon, Vichy peuvent contacter par téléphone le neurologue du centre référent qui se connecte depuis son poste de travail au système partagé. Avec l’assistance des médecins présents auprès du patient, le spécialiste accède à l’image dynamique du patient, via un système vidéo de qualité lui permettant d’effectuer à distance l’examen neurologique et aux images radiologiques.

Organisation et financement de l’UNV et de la garde neuro-vasculaire en Auvergne
Pour l’ouverture de l’unité Neuro-vasculaire (UNV), le CHU de Clermont-Ferrand a bénéficié d’une aide de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) en août 2009 à hauteur de 150 000 euros permettant l’acquisition d’équipements biomédicaux (moniteurs ECG/PNS/SAO2, pompes à nutrition entérale, électrocardiographe, défibrillateur, doppler transcraniens, bladderscan, échodoppler).
L’ouverture de l’UNV a impliqué une restructuration du service de Neurologie et la création de 10 postes : six infirmières, trois aides-soignants et un psychologue.
La garde régionale neuro-vasculaire a été soutenue dans le cadre d’une enveloppe de 286 690 euros de crédits pérennes au titre de la permanence des soins hospitaliers par l’Agence régionale de santé (ARS) fin 2010.

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