Rechercher
Fermer ce champ de recherche.
Pour la première fois depuis 10 ans, le Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Etienne renoue avec la croissance et stabilise ses dépenses. De 1999 à 2008, le CHU avait vu chuter de 10% sa production en soins et augmenter ses moyens de production de 15%, essentiellement en personnels. Cette conjonction déficitaire conjuguée à un endettement important lié à l'effort de construction sans précédent a conduit à un déficit de 30 millions d'euros en 2008. Pour retrouver l'équilibre le CHU a remis à plat son organisation, accru sa productivité et développé son activité.

Pour la première fois depuis 10 ans, le Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Etienne renoue avec la croissance et stabilise ses dépenses. De 1999 à 2008, le CHU avait vu chuter de 10% sa production en soins et augmenter ses moyens de production de 15%, essentiellement en personnels. Cette conjonction déficitaire conjuguée à un endettement important lié à l’effort de construction sans précédent a conduit à un déficit de 30 millions d’euros en 2008. Pour retrouver l’équilibre le CHU a remis à plat son organisation, accru sa productivité et développé son activité.

Le regroupement des services aigus sur un seul site, celui de l’Hôpital Nord, des locaux plus agréables et l’effort remarquable des équipes ont permis de mettre en oeuvre un plan de redressement comportant une centaine de mesures réparties en projets de développement et restructurations. La rationalisation des modes d’hospitalisation en rhumatologie en est un exemple. L’évolution des pratiques médicales permettant de réduire l’hospitalisation à un séjour de moins de 24 heures une unité de 5 lits dédiée aux prises en charge ambulatoires a été ouverte. Dans le même temps, le nombre de lits en hospitalisation traditionnelle a été réduit de 8, passant donc de 22 à 14 lits. Le service comporte désormais 3 unités d’hospitalisation : journée, semaine, complète. L’équipe peut ainsi proposer la modalité d’hospitalisation la plus appropriée : hospitalisation de jour pour la biothérapie des rhumatismes inflammatoires, hospitalisation de semaine pour la pathologie rachidienne, hospitalisation classique pour les infections ostéo-articulaires. La pertinence globale de la Durée Moyenne de séjour de l’ensemble des services est passée de 91% à plus de 96%.

Les bons scores du service d’ophtalmologie illustrent aussi l’effort d’efficience : les opérations de la cataracte se pratiquent désormais majoritairement en hospitalisation de jour (51% des séjours en 2009 contre 26% en 2008).

A noter enfin le net développement de l’hospitalisation à domicile.

Grâce à ces restructurations, les hospitalisations traditionnelles ont cru de 6,2% (71 503 en 2009 contre 67 315 en 2008) et les prises en charge en ambulatoire ont aussi connu une nette progression de 5,5% (17 477 en 2009 contre 16 563 en 2008). Résultat : les recettes brutes T2A* ont généré 209, 9 millions d’euros en 2009 contre 203,2 millions d’euros en 2008 soit un gain de 3,2 %.

Parallèlement le Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Etienne a agi sur ses dépenses, diminuant ses charges de personnel de 0,6 %. Ces efforts ont également été soutenus par une aide sur contrat de 8 millions de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation.
Au final, le déficit a pu être ramené à 8,6 millions d’euros ce qui constitue une amélioration importante. « Un bilan très satisfaisant obtenu grâce à l’implication des équipes, aux efforts de tous ! se félicite Robert Reichert, directeur général du CHU. »

Le redressement du Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Etienne est donc possible mais personne ne crie victoire pour autant car des points noirs subsistent :
– Le vieillissement de la population ligérienne modifie les besoins et oblige à imaginer d’autres réponses de soins. Les files d’attente de sujets âgés poly-pathologiques aux urgences sont révélatrices d’une situation qui doit être améliorée en lien avec les autres hôpitaux du bassin sanitaire.
– Un travail important doit également être mené en amont, depuis le domicile mais aussi en aval, pour permettre une meilleure réponse, notamment avec l’hospitalisation à domicile.
– La coopération avec les hôpitaux publics du bassin doit être renforcée avec l’aide des élus.
– Les conditions de travail au Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Etienne restent intéressantes, grâce à un accord local favorable, mais une vingtaine d’emplois demeurent vacants depuis des mois faute de candidats. Dans le bassin stéphanois, le marché de l’emploi est qualifié dépressionnaire.
Enfin, les délais de réponse des plateaux médico-techniques doivent être améliorés afin de ne pas allonger inutilement les séjours.

Autant de marges de progression qui mobiliseront les équipes tout au long de l’année 2010.

* tarification à l’activité.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Caen, le CHU innove pour mieux soigner les tumeurs cérébrales 

Comme chaque année, le mois de février est l’occasion pour les CHU, acteurs majeurs du soin et de la recherche à l’échelle régionale, de mettre en valeur leur implication dans la lutte contre le cancer. Le CHU de Caen est notamment revenu sur ses innovations en matière d’intervention neurochirurgicale. Il est d’ailleurs, pour certaines d’entre elles, un précurseur en France.

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.