Le GHT de la Haute-Garonne et du Tarn-Ouest prend ses marques

Ce groupement hospitalier a pour ambition de mieux coordonner l'offre de santé destinée aux 1,4 millions habitants du territoire et d'améliorer le parcours de soins au sein des 7 établissements publics de santé qui représentent environ 5 200 lits et places.
Ce groupement hospitalier a pour ambition de mieux coordonner l’offre de santé destinée aux 1,4 millions habitants du territoire et d’améliorer le parcours de soins au sein des 7 établissements publics de santé qui représentent environ 5200 lits et places.
Le comité stratégique et le collège médical de ce nouveau GHT sont en place et le comité territorial des élus locaux s’est réuni pour la première fois le 30 novembre 2016 autour de son nouveau président Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, président de Toulouse-métropole et du Conseil de surveillance du CHU de Toulouse.
Dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé, le groupement hospitalier de territoire (GHT) de la Haute-Garonne et du Tarn-Ouest s’est constitué au mois de juillet 2016 autour des centres hospitaliers (CH) Comminges-Pyrénées, de Graulhet, de Lavaur, des hôpitaux de Luchon, du CH Gérard Marchant, du CH de Muret et du CHU de Toulouse qui en est l’établissement support.
Un projet médical et un projet de soins partagés
Cette nouvelle organisation n’a pas vocation à remettre en question les coopérations déjà existantes qui structurent aujourd’hui l’offre de soins. Elle doit au contraire leur donner une nouvelle assise. L’objectif est de garantir à tous les patients un meilleur accès aux soins en renforçant la coopération entre hôpitaux publics autour d’un projet médical et d’un projet de soins partagés. 
Le projet médical partagé permettra aux patients du territoire un égal accès à des soins sécurisés et de qualité grâce à une stratégie de prise en charge coordonnée et graduée, c’est-à-dire adaptée aux besoins des patients en préservant une offre de soins de proximité et un accès aux innovations thérapeutiques. Ce projet médical va se focaliser dans un premier temps sur 6 filières retenues comme prioritaires : les urgences et les soins critiques dont la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral ; les soins de suite et de réadaptation ; les personnes âgées et le vieillissement ; la filière mère-enfants ; la cancérologie et les soins de support ; la psychiatrie et la santé mentale.
Constitution d’une communauté psychiatrique de territoire (CPT)
Concernant cette dernière filière, les trois établissements exerçant une activité de psychiatrie ont constitué de manière concomitante une communauté psychiatrique de territoire (CPT) préfiguratrice qui réunit le CH Gérard Marchant (qui en est l’établissement support), le CHU et le CH de Lavaur en sa qualité de référent responsable en psychiatrie et santé mentale du territoire de santé Tarn-sud.
Le projet médical partagé comporte aussi un volet sur l’organisation commune des disciplines médicotechniques : biologie, imagerie, pharmacie. Des groupes de travail ont été constitués, associant des responsables des établissements concernés.
Le projet de soins partagé sera la déclinaison paramédicale des grandes orientations de ce projet médical.
Des fonctions supports coordonnées
Des réflexions engagées sur des fonctions-supports communes ou coordonnées s’inscrivent également dans le prolongement de la stratégie médicale du GHT. Elles concernent la fonction achats, le système d’information, la démarche qualité et la certification HAS, la coordination des plans de formation continue et de développement professionnel continu de l’ensemble des personnels.
Le CHU de Toulouse coordonne les activités du GHT en tant qu’établissement support. D’autres établissements seront amenés à participer aux travaux du GHT.
Une gouvernance autour de 6 instances
La gouvernance du groupement est établie en respectant une représentation égale des 7 établissements et s’articule autour de 6 instances : le comité stratégique présidé par Raymond Le Moign, directeur général du CHU de Toulouse ; le collège médical, présidé par le Pr. Laurent Schmitt; le comité territorial des élus locaux, présidé par Jean-Luc Moudenc ; la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques, présidée par Frédérique Decavel, coordinatrice générale des soins du CHU de Toulouse ; le comité des usagers et la conférence territoriale de dialogue social.

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.