Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

L’école à l’hôpital : une unité d’enseignement à part entière

Entérinée par convention avec l'inspection académique de l'Hérault, l'unité d’Enseignement du CHU de Montpellier a été inaugurée le 20 novembre 2012. Son projet pédagogique : adapter le parcours scolaire des 1 000 enfants-élèves hospitalisés chaque année à leur pathologie afin qu'ils ne souffrent d'aucune rupture dans leur éducation.

Entérinée par convention avec l’inspection académique de l’Hérault, l’unité d’Enseignement du CHU de Montpellier a été inaugurée le 20 novembre 2012. Son projet pédagogique : adapter le parcours scolaire des 1 000 enfants-élèves hospitalisés chaque année à leur pathologie afin qu’ils ne souffrent d’aucune rupture dans leur éducation.
Du primaire au secondaire (CP au Bac), les cours sont assurés par 11 enseignants spécialisés "professeur des écoles" et 4 enseignants du second degré, nouvellement arrivés en 2012. Pour préserver le lien des jeunes patients avec leur école, collège ou lycée, le CHRU met à leur disposition  une adresse mail sur le réseau internet qui leur est réservé. Les leçons sont dispensées en groupe ou au chevet de l’enfant.
Les patients en traitement long comme les cancers sont suivis par l’unité d’enseignement du CHRU et le SAPAD (service d’assistance pédagogique à domicile), dispositif gratuit de l’Inspection Académique sur toute l’année scolaire.
Les malades chroniques souffrant -par exemple de mucoviscidose ou les dialysés qui doivent passer 3 jours par semaine à l’hôpital – voient leur scolarité assurée à l’année par es enseignants du CHRU.
L’unité d’enseignement du CHRU est en lien permanent avec l’établissement scolaire d’origine afin de suivre le programme des matières fondamentales pour que l’enfant continue ses apprentissages, valide son année scolaire ou soit à même de réintégrer sa classe dès que sa santé le lui permettra. En psychologie pédiatrique, 4 enseignants veillent à la continuité de la scolarité des malades et à l’inclusion scolaire dès la maternelle de certains jeunes patients, les enfants autistes par exemple.
Un accompagnement à la maison après un séjour court
Pour les courts séjours nécessitant un temps de convalescence à la maison avant la reprise de l’école, les parents peuvent avoir recours au SAPAD. Ce service leur met en contact avec un ou des professeurs qui viendront enseigner à leur domicile. Selon Jocelyne Navarro, Responsable Pédagogique de l’Unité d’Enseignement du CHRU de Montpellier et du SAPAD du département " Nous suivons au plus près le programme afin de faciliter le retour à l’école."
Des équipements fournis en priorité par les associations
Les livres et le matériel de cours sont ceux de l’enfant et un double des livres est donné par l’établissement pour les cours dispensés au CHRU.
Aucun budget n’étant alloué pour les équipements annexes, il est en général fourni par des associations. Pour la dialyse par exemple, où l’hygiène doit être scrupuleusement respectée, l’Unité d’Enseignement du CHRU de Montpellier s’est vu offrir plusieurs tablettes tactiles (plus faciles à désinfecter que les ordinateurs traditionnels) afin de permettre aux enfants regroupés en salle de dialyse de travailler avec du matériel propre, léger, peu encombrant et performant.
La continuité du projet scolaire pour les enfants malades
Le personnel enseignant de l’hôpital organise si nécessaire les épreuves du Brevet des Collèges, du C.F.G et du Baccalauréat au CHRU avec la division des Examens et Concours du Rectorat. Ils sont également présents pour aider les parents dans les démarches à effectuer, que ce soit pour les cours à domicile ou le retour à l’école.
Scolarité à l’hôpital : données repères
25 patients/élèves relevant de longs ou fréquents séjours hospitaliers ont pu passer leurs examens en 2011-2012.
Dans l’ensemble des services pédiatriques, plus de 1 000 enfants et adolescents ont bénéficié de l’intervention des 11 enseignants spécialisés de l’Unité d’Enseignement du CHRU (dont 600 élèves au centre référent des troubles spécifiques du langage).
Ces différents services sont situés dans le pôle enfants, le pôle Neurosciences Tête et cou et le pôle psychiatrique du CHRU de Montpellier.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Le rôle d’un centre antipoison : tout ce qu’il faut savoir 

Dans le cadre de notre série de reportages au CHU d’Angers, nous avons rencontré le responsable du Centre Antipoison et Toxicovigilance du Grand Ouest, le Pr Alexis Descatha. Intoxications, serpents exotiques, veille national champignons… ce dernier a accepté de nous parler des différentes missions de son service.

HAVISAINES : Le CHU d’Angers vise la bonne santé de ses agents

Depuis l’an dernier, le CHU d’Angers déploie HAVISAINES, un dispositif de promotion de la santé à destination de ses professionnels. Au micro de CHU Média, le Pr Alexis Descatha, médecin porteur du programme, revient notamment sur les quatre piliers sur lesquels ce dispositif repose : sport, alimentation, alcool, tabac.

Violences : fin de l’omerta à l’hôpital

La semaine dernière, la Conférence des Doyens de facultés de médecine a publié un communiqué de presse co-signé avec l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (APHP), annonçant un engagement commun dans la lutte contre les violences au travail. Une déclaration qui fait suite aux récentes accusations de violences morales et sexuelles de Karine Lacombe à l’encontre du médecin urgentiste Patrick Pelloux.

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.