Médecine régénératrice : une nouvelle application en chirurgie dentaire

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Plusieurs dizaines de millions de citoyens européens sont partiellement édentés et n'ont pas suffisamment d'os maxillo-facial pour le placement d’implants dentaires. Un consortium de chercheurs européens (MAXIBONE) porté par le laboratoire Phys-Os (Université de Nantes – Inserm - CHU de Nantes) et coordonné par le professeur Pierre Layrolle*, a obtenu un financement de la commission européenne pour le développement de recherches cliniques en médecine régénératrice. Ils vont étudier la possibilité d'intégrer des cellules souches à des substituts osseux fabriqués par impression 3D à partir de scanners de patients.

Plusieurs dizaines de millions de citoyens européens sont partiellement édentés et n’ont pas suffisamment d’os maxillo-facial pour le placement d’implants dentaires. Un consortium de chercheurs européens (MAXIBONE) porté par le laboratoire Phys-Os (Université de Nantes – Inserm – CHU de Nantes) et coordonné par le professeur Pierre Layrolle*, a obtenu un financement de la commission européenne pour le développement de recherches cliniques en médecine régénératrice. Ils vont étudier la possibilité d’intégrer des cellules souches à des substituts osseux fabriqués par impression 3D à partir de scanners de patients.

Projet MAXIBONE

Les chercheurs étudient la possibilité d’une régénération osseuse maxillo-faciale à partir de cellules souches mésenchymateuses et de biomatériaux. Un essai clinique sera réalisé sur 150 patients afin d’évaluer cette nouvelle approche de médecine régénératrice par rapport à une "simple" greffe osseuse. Le recrutement des patients sera effectué dans 10 grands centres hospitaliers européens, dont le CHU de Nantes. La production des cellules souches se fera dans les instituts de transfusion sanguine allemands et français. 
Suite de REBORNE, le projet MAXIBONE permettra également la fabrication de substituts osseux  par impression 3D à partir d’images scanner de patients et leur association avec des cellules souches.
*Pierre Layrolle, directeur de recherche Inserm et coordinateur du projet, Sophie Derenne,  responsable de Atlantic BIO GMP à Saint Herblain et Alain Hoornaert,  MCU-PH au CHU de Nantes.

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