Ouverture d’une maison médicale

Auteur /Etablissement :
Pour renforcer la permanence des soins et améliorer le fonctionnement des urgences le CHU de Saint-Etienne a ouvert, le 17 mars 2003, une maison médicale sur un de ses sites, à proximité du service des urgences de l'hôpital Bellevue.

Pour renforcer la permanence des soins et améliorer le fonctionnement des urgences le CHU de Saint-Etienne a ouvert, le 17 mars 2003, une maison médicale sur un de ses sites, à proximité du service des urgences de l’hôpital Bellevue.

Une réponse appropriée à la nature de l’urgence
Pour traiter les affections qui relèvent de la médecine générale les patients seront invités à se rendre à la garde médicale de ville sécurisée assurée par les généralistes dans la maison médicale. Cette offre évitera aux stéphanois de recourir systématiquement aux urgences du CHU qui pourront ainsi recentrer leur action sur leur mission première : l’accueil des urgences nécessitant l’accès.

Organisation de la maison médicale
La maison médicale fonctionne comme un cabinet de médecine générale. La garde médicale est assurée par des médecins généralistes libéraux sur la base du volontariat aux horaires suivants
– semaine : du lundi au vendredi de 18h à 24 heures
– samedi : de 14 h à 24 h
– dimanche et jour férié : du 14 h à 24 h.

Accueil des patients
Durant ces horaires, le patient dispose d’un accès direct à la maison médicale. Il peut venir soit après régulation du centre 15, soit de sa propre initiative. Par ailleurs, le patient qui se présente aux urgences du CHU et dont l’état de santé ne requiert pas le recours au plateau technique est réorienté par une infirmière d’accueil et d’orientation vers la maison médicale.

La création d’une maison médicale s’inscrit dans le cadre du réseau ville-hôpital. Son ouverture est accompagnée par deux autres mesures :
– un développement du rôle de conseil et d’orientation du Centre 15 : La participation des médecins libéraux à la régulation des appels au Centre 15 a été élargie et renforcée de 18h à 24 h en semaine. Ce dispositif s’ajoute à la co-régulation déjà effective le week-end et les jours fériés.
– le lancement d’une campagne d’information sur la permanence des soins au sein de l’agglomération stéphanoise et sur le bon usage des urgences.

Permanence des soins : financement des nouvelles mesures
Le Fonds d’amélioration de la qualité des soins de ville (FAQSV) finance les permanences de régulation des généralistes du centre 15 ainsi que les frais de mise en oeuvre de fonctinnement de la maison médicale.
Les praticiens libéraux volontaires sont rémunérés à l’acte selon les tarifs conventionnels en vigueur.
Le CHU de Saint-Etienne contribue, grâce au travail de son infirmière d’accueil et d’orientation du service des urgences, à l’orientation du patient vers la structure la plus adaptée à son état afin d’éviter qu’il ne soit vu deux fois : la première par le médecin urgentiste du CHU et la seconde par le médecin libéral de la maison médicale. Enfin l’établissement met à disposition les espaces d’accueil du service d’urgences et de réanimation de l’hôpital Bellevue, hors de ses horaires habituels de fonctionnement.

Les partenaires du projet
– L’ensemble des médecins libéraux : conseil de l’ordre, médecins de garde, FAPSUM, CSMF 42, MG 42, coordination médicale. Le dossier a été porté par l’association des médecins de garde présidée par le Dr Abbas Khennouf.
– Le CHU de Saint-Etienne, représenté par son Directeur Général, Monsieur Guy Richier.

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.