Parlons « douleur » aux sénateurs et députés

Auteur /Etablissement :
A l'occasion de la 1ère journée mondiale contre la douleur, puis lors de la proposition de loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, le Docteur Estebe, anesthésiste algologue responsable de l'unité consultation douleur au CHU de Rennes, est intervenu à l'Assemblée nationale et au Sénat pour faire le point sur le traitement de la douleur.

L’occasion de rappeler que la prise en charge de la douleur entre dans un mécanisme d’assurance qualité, que des progrès thérapeutiques existent et peuvent être réalisés. Cependant, l’organisation de l’activité «douleur» requiert des moyens en équipements et ressources.
Actuellement les professionnels tendent à associer soins palliatifs et prise en charge de la douleur afin d’en accroître l’efficience.

Au CHU de Rennes, la consultation douleur a couvert ses portes il y a quatre ans et reçoit aujourd’hui plus de 2 500 consultants. Un diplôme universitaire douleur a été mis en place au même moment. Il a été complété en 2004 par une capacité de la douleur, première capacité du genre initiée par et en Bretagne. Cette capacité sera remplacée d’ici deux à trois ans par un DESC.

Recherche
Si le CHU et la faculté de médecine de Rennes pensent formation et enseignement, ils n’oublient pas pour autant la recherche. Une unité de laboratoire, la seconde au monde après Boston, a vu le jour à Rennes. Elle est axée sur «l’optimisation biopharmaceutique par modulation des passages transmembranaires».

Des projets prennent la forme de labellisation de la consultation douleur au CHU de Rennes, de naissance d’un réseau Bretagne douleur à vocation inter et intra hospitalière mais aussi régionale, sans oublier la participation à la journée mondiale contre la douleur en octobre prochain.

À lire également

Ce super microscope voit comment nous sommes contaminés par les substances chimiques présentes dans l’environnement 

Le CHU Grenoble Alpes et l’Université Grenoble Alpes (UGA) ont inauguré le 3 décembre la plateforme BioLIBS comprenant un prototype hospitalier unique de microscope d’imagerie élémentaire par spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS). Ce dispositif a pour objectif d’accélérer la recherche translationnelle (santé respiratoire, dermatologie, maladies rares) et de préparer des usages diagnostiques cliniques pour les pathologies liées aux expositions professionnelles et environnementales.

Des prélèvements biologiques transportés par drones

En juin 2025, un marché public a été signé avec INNOV ATM / Drone Med pour créer trois
routes aériennes entre le site des hôpitaux de Brabois du CHRU de Nancy et les centres
hospitaliers de Pont-à-Mousson, Toul et Lunéville. Soutenu par France2030, ce projet vise à remplacer les trajets terrestres carbonés par des vols de drones électriques, rapides et sécurisés. L’ouverture du premier couloir aérien est prévue entre mars et août 2026.