SIDA : l’épidémie repart – Une étude est lancée pour les couples homosexuels l’un séropositif et l’autre séronégatif

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Avec 102 nouvelles déclarations de séropositifs chez les homosexuels hommes en 2010 contre 32 en 2008, les Alpes-Maritimes sont particulièrement touchées par l’augmentation de cas de sida. Les comportements de cette population a changé, indique le CHU de Nice. Or il semblerait que la prise d’un traitement anti-rétroviral contre le VIH puisse réduire le risque de contamination lors des rapports sexuels.

Avec 102 nouvelles déclarations de séropositifs chez les homosexuels hommes en 2010 contre 32 en 2008, les Alpes-Maritimes sont particulièrement touchées par l’augmentation de cas de sida. Les comportements de cette population a changé, indique le CHU de Nice. Or il semblerait que la prise d’un traitement anti-rétroviral contre le VIH puisse réduire le risque de contamination lors des rapports sexuels.
Cependant, la communauté scientifique ne dispose d’aucune estimation précise du risque de transmission par des rapports sexuels non protégés lorsque la personne séropositive suit un traitement anti-rétroviral et a une charge virale dans le plasma inférieure à 50 copies/ml, notamment pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Il est donc fondamental d’obtenir des données plus affinées afin de conseiller les patients. Il est aussi essentiel d’étudier les effets d’une politique préventive qui recommanderait la prescription de traitements anti-rétroviraux à toutes personnes diagnostiquées séropositives. Une telle démarche diminuerait-elle très significativement le risque de transmission dans la population ?
Pour répondre à cette question, l’étude PARTNER s’intéresse aux couples dont l’un des partenaires est séropositif, tandis que l’autre est séronégatif. Elle va permettre d’estimer le risque de transmission du VIH entre les partenaires, notamment dans les couples qui continuent à ne pas utiliser de préservatifs systématiquement et dont le partenaire séropositif est sous traitement antirétroviral, avec une charge virale inférieure à 50 copies/ml.
Les volontaires devront renseigner des questionnaires sur leur comportement sexuel avec leur partenaire. Il en sera de même pour le partenaire qui subira en outre un test de dépistage du VIH. Une confidentialité totale est garantie. Si le partenaire séronégatif devient séropositif au cours de l’étude, un prélèvement sanguin sera effectué afin de comparer les 2 virus et d’étudier leurs similarités. Ces tests sont anonymes et les résultats ne seront communiqués qu’aux couples concernés.
Cette étude contribuera à approfondir les connaissances sur la transmission du virus du VIH. Des informations précieuses pour les autres patients et couples concernés qui pourront prendre des décisions en toute connaissance de cause.
Les résultats de l’étude aideront aussi les chercheurs et reponsables de tous les pays à élaborer des programmes de santé plus efficaces. L’enjeu étant de développer des politiques de prévention efficace afin de réduire le nombre de nouveaux cas.

VIH – données repères

Selon l’Institut de veille sanitaire, la contamination chez les homosexuels hommes (de 15 à 24 ans) a été multipliée par 2,5 entre 2003 et 2011 en France.
La prévalence de séropositifs dans la population gay en Ile de France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) est de 20 %.
58 % pourcentage moyen des contaminations chez les hétérosexuels en France
40 % chez les hétérosexuels en PACA
60 % chez les homosexuels

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